Des funérailles intimes seulement

Outre le coronavirus, des gens décèdent quotidiennement. Cependant, les rituels habituels ne peuvent avoir lieu afin de respecter les mesures d’hygiène qu’impose cette pandémie.

Les salons funéraires, dont le Complexe Funéraire Desnoyers, à Chambly, etla Résidence funéraire G. Jodoin, à Marieville, sont toujours ouverts. « Oui, on est encore considéré comme un service essentiel. Des gens décèdent de toutes sortes de maladies », avance Charles Jodoin, de l’entreprise de Marieville.

Cependant, certaines procédures doivent être mises de l’avant pour assurer de respecter les nouvelles normes du gouvernement et limiter les risques de propagations du virus. M. Jodoin et Daniel Desnoyers, du complexe de Chambly, affirment utiliser davantage le courriel et le téléphone pour convenir des modalités avec les clients.

« On limite les gens au salon. Ils doivent garder une distance entre eux et le lavage des mains est obligatoire. » – Charles Jodoin

Certains souhaitent également reporter les funérailles. « On essaie de répondre aux besoins des gens selon les règlements », indique M. Desnoyers. Du côté de la Résidence funéraire, M. Jodoin précise que la salle réfrigérée est limitée en terme d’espace.

Rencontre intime

Pour plusieurs familles, qui pour certaines n’ont pu accompagner la personne dans les derniers moments de sa vie, le rituel et l’exposition sont importants. C’est possible, mais plusieurs mesures doivent être appliquées. « On limite les gens au salon. Ils doivent garder une distance entre eux et le lavage des mains est obligatoire », résume M. Jodoin.

Il ajoute qu’il n’y a cependant pas d’heures prévues pour que les gens viennent offrir leurs condoléances à la famille. « C’est limité à la famille proche », dit-il. La possibilité de faire comme d’autres salons funéraires du Québec qui diffusent les cérémonies sur le web n’est pas envisagée à court terme. L’investissement nécessaire étant important, ce n’est pas dans les plans pour l’instant.

De son côté, M. Desnoyers soutient que leur salle est très grande. Il leur est donc possible de recevoir la famille et de respecter la distanciation physique nécessaire.

COVID-19

Des procédures très strictes doivent être respectées pour une personne qui décède de la COVID-19. Les thanatologues doivent contacter la santé publique pour savoir s’ils sont autorisés à disposer du corps. « C’est l’incinération. Il n’y a pas de possibilité d’exposition. Sinon, c’est l’inhumation sans soin et sans embaumement. On a aussi un temps pour en disposer. Ce sont les directives reçues du ministère de la Santé », indique M. Jodoin.

Il estime que les familles pourraient avoir un manque puisqu’elles ne pourront faire leur dernier adieu à l’être cher. «C’est triste parce que la famille ne peut pas l’accompagner à l’hôpital et elle ne peut plus le revoir. Ça crée un manque énorme. On va voir ce qui peut être possible pour créer un rituel en sa mémoire », mentionne M. Jodoin.