Vendre du plaisir

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Par Jean-Christophe Noël
Vendre du plaisir
Le retour d’excursion sur le bassin de Chambly. (Photo : courtoisie - Mathieu Pratte)

Le soleil radieux rendait l’eau du bassin de Chambly miroitante, annonçant le reflet d’une journée nautique mémorable. Le Journal de Chambly a testé une séance de motomarine sur l’étendue d’eau.

10Enracinée aux abords de l’historique bassin, l’entreprise Location Motomarine Sport est un acteur de premier rôle quant à l’attrait touristique généré par la vaste surface aquatique. Il y a 25 ans, Richard Véronneau, propriétaire de la compagnie, prenait les rênes des lieux.

La pleine saison, selon la présence du soleil, se déroule principalement de la mi-mai jusqu’à la fête du Travail. En cet été de COVID, le téléphone ne dérougit pas. Ce sont de 100 à 150 appels quotidiens que reçoit l’entreprise de M. Véronneau.

« Cet été, c’est du jamais-vu. On est réservés deux ou trois jours d’avance », mentionne le propriétaire.

Sécurité

Avant le plaisir, la sécurité est la philosophie qui prime chez Location Motomarine Sport Chambly. Bien que personne ne soit à l’abri des accidents, le propriétaire met l’accent sur l’importance de la sécurité. Au fil du temps, les accidents répertoriés sont minimes.

« La sécurité est ce qu’il y a de plus important. On prend le temps de bien expliquer avant de mettre le monde à l’eau. On ne lance pas les gens sur des machines comme d’autres places font. C’est comme ça que les accidents arrivent », explique M. Véronneau.

Par expérience, il s’accorde le droit de refuser des clients potentiels s’il sent que ceux-ci représentent une forme de risque.
« Certains pensent que le fait de laisser un dépôt leur donne le droit de ne pas respecter les consignes. L’an dernier, il y en a un qui m’a dit ‘’C’est pas grave, j’en ai de l’argent pour la payer, ta machine!’’ Il est resté assis à la table pendant que ses amis sont allés sur l’eau. Je ne prends pas de chance ».

Première étape

En premier lieu, avant de descendre vers la rive, Mayriam, la fille du propriétaire, indique les points de repère navigables du bassin et l’importance de s’y fier. Elle transmet les règles de sécurité telles que la priorité ainsi que la distance à préserver entre les autres plaisanciers de toutes sortes. En déplacement, cent pieds de distance représentent la norme.

Deuxième étape

En second lieu vient le moment d’apprivoiser la machine et d’en connaître le fonctionnement. L’équipe vulgarise les moyens de manipuler l’engin ainsi que la façon de faire lors de différentes circonstances.

Le moment de plaisir

Après avoir intégré les notions nécessaires, l’appel du plaisir se fait sentir. M’éloignant du quai avec fébrilité, j’attends d’atteindre la distance demandée avant de mettre les gaz. Évitant le plus possible les bancs d’algues nappant le bassin à certains endroits, j’éprouve ensuite un sentiment de liberté qui s’empare de moi. Peu téméraire dans l’âme, je me permets, raisonnablement, de pousser le bolide, sentant la force de la motomarine qui vrombit sous moi.

Sur l’eau, une forme de paix règne. Les différentes embarcations se côtoient. Ce grand terrain de jeu rassemble et accepte les plus érudits tout comme les néophytes, catégorie dont je fais partie.

De retour d’excursion, je m’accoste, accueilli par l’équipe qui s’enquiert de mon bien. Je repars avec le plaisir au cœur, enrichi de cette nouvelle expérience.

Chaloupes, à rames ou à moteur, populaires auprès des pêcheurs, et planches à pagaie font également partie, entre autres, du matériel que loue l’entreprise de M. Véronneau.

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