Vaccin : À qui le tour ?

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Par Chloé-Anne Touma | Initiative de journalisme local
Vaccin : À qui le tour ?
Le gouvernement du Québec n'est toujours pas satisfait du retard dans la distribution des vaccins. (Photo : archives)

Plusieurs citoyens contactent le journal au sujet de la manière d’obtenir un rendez-vous pour être vacciné en priorité contre la COVID-19.

Parmi eux, on compte des aînés qui ne vivent pas en institution et des personnes de moins de 60 ans aux prises avec une maladie chronique, inquiètes de s’exposer au virus. Même si ces gens conçoivent que l’attente pourrait s’étendre jusqu’à l’été ou à l’automne, ils se disent craintifs d’être « oubliés » dans le processus.

Hélène et son conjoint ont 82 et 78 ans. Ils vivent dans un immeuble de 18 logements qui seraient habités essentiellement par des personnes âgées. « Nous attendons toujours le vaccin (…) À quand notre tour? » Elle dit vouloir qu’elle et son conjoint soient vaccinés au plus vite, car elle estime qu’ils sont « très vulnérables ».

« Dès que nous serons prêts à vacciner les personnes dans la population faisant partie des groupes prioritaires, nous allons vous en informer. » – Chantal Vallée

Louise, quant à elle, craint de contracter la COVID-19, alors qu’elle est atteinte de sclérose en plaques, ce qui en fait une personne aux prises avec une maladie chronique, incluse dans le huitième groupe vulnérable ciblé.

Une patiente en oncologie, suivie pour un cancer, raconte aussi qu’elle appréhende avec inquiétude l’idée de se rendre à ses rendez-vous de suivi à l’hôpital, alors qu’elle n’a pas été vaccinée au préalable.

« Actuellement, nous vaccinons les travailleurs de la santé prioritaires (les personnes œuvrant en CHSLD, ressources intermédiaires, ressources de type familial et milieu hospitalier notamment) ainsi que les résidents des ressources intermédiaires et de type familial. Dès que nous serons prêts à vacciner les personnes dans la population faisant partie des groupes prioritaires, nous allons vous en informer et prendre les moyens appropriés pour informer ces clientèles », nous indique Chantal Vallée, agente d’information au CISSS de la Montérégie-Centre.

Rappelons que le gouvernement du Québec a indiqué que pour multiplier le nombre de vaccination, il y aurait jusqu’à 90 jours entre la première dose et la deuxième.

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