Unis dans l’indépendance, ils appuient officiellement Alexandra Labbé

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Par Chloé-Anne Touma | Initiative de journalisme local
Unis dans l’indépendance, ils appuient officiellement Alexandra Labbé
Les candidats indépendants appuient officiellement la candidature d'Alexandra Labbé à la mairie. (Photo : Chloé-Anne Touma)

C’est réunis devant l’hôtel de ville de Chambly que des candidats indépendants aux élections municipales ont témoigné de leur appui officiel à la candidature d’Alexandra Labbé pour le prochain mandat de mairesse, face à la candidate de Démocratie Chambly, Julie Daigneault.

Au cours de la conférence de presse organisée le 22 octobre, pour officialiser leur « engagement auprès de la mairesse indépendante sortante », cette dernière ainsi que les candidats présents se sont entretenus avec le journal pour justifier leur position et rappeler ce qu’ils ont en commun.

Alexandra Labbé, candidate à la mairie

« Je n’ai jamais autant senti que je travaillais en équipe avec des candidats qu’en ce moment. Mais je sens aussi qu’il y a une belle indépendance, qui ajoute beaucoup de couleurs à la proposition électorale, et qu’elle est saine », d’exprimer Alexandra Labbé lors de l’événement. Questionnée à savoir si cet affichage en groupe d’indépendants consistait en une stratégie pour avoir le meilleur des deux mondes, Mme Labbé répond qu’elle ne le croit pas. « Le fait de ne pas former un parti amène le défi de la représentation. Les gens me disent, qui est avec toi? Personne n’est avec moi, et, en même temps, ils sont tous avec moi. »

« Je n’ai jamais autant senti que je travaillais en équipe avec des candidats qu’en ce moment. » – Alexandra Labbé

Rappelons que la contribution maximale de 100 $ (200 $ lors d’une élection générale ou partielle) qu’un électeur peut verser au bénéfice d’un parti est la même que celle qu’il peut verser à un indépendant. Mais selon Mme Labbé, il y a aussi des désavantages à considérer sur le plan financier lorsqu’on ne forme pas de parti. « Une grosse campagne où tout le monde est montré avec la mairesse sur les affiches, ça se finance plus facilement qu’une petite campagne », suggère la candidate.

Carl Talbot, candidat du district 1

Pour le conseiller sortant et candidat dans le premier district, Carl Talbot, c’est en formant le conseil avec ses homologues indépendants et Alexandra Labbé comme mairesse que les projets restés en plan pourront réellement avancer. « C’est pour cela qu’on s’est rassemblés, on a plein de points en commun, que ce soit relativement au projet de la Bennett, ou au centre-ville, ou encore à la manière d’aborder le problème de l’ancien golf, de circulation et de sécurité. On a observé Alexandra au courant de son mandat, sa façon de travailler, et c’est avec elle que l’on a envie de tourner la page sur le passé, sur l’administration de l’ancien maire (Denis Lavoie). »

Jean-Philippe Thibault, candidat du district 2

« Alexandra Labbé a mon appui, parce qu’en quelque part, on a des affinités, mais je ne la considère pas comme une chef », précise Jean-Philippe Thibault. « Je n’ai pas besoin de vérifier avec elle comment je mène ma campagne. C’est tout simplement qu’on a tous l’intention de faire passer le citoyen avant tout. Je me dis que peut-être qu’en se défaisant de l’ancien modèle politique, on n’aura plus un parti et ses idéaux à défendre, et on pourra revenir à la base qui est de défendre les intérêts du citoyen et d’être à son écoute. »

Colette Dubois, candidate du district 3

Pour Colette Dubois, faire partie du groupe d’indépendants et s’associer à la mairesse sortante, c’est avoir la vision qu’il faut pour faire avancer « beaucoup de projets intéressants qui sont mis sur la glace. Je n’ai voulu faire partie d’aucune équipe, je suis solide, femme d’affaires, je sais exactement où je m’en vais, et j’ai besoin d’une bonne équipe avec moi, et la bonne équipe est avec Alexandra Labbé. Même si nous travaillons comme indépendants, on peut le faire avec respect, être amis, et partager nos idées », d’affirmer la candidate.

Annie Legendre, candidate du district 4

« J’appuie la mairesse depuis le début, tout comme Carl (Talbot), un ami de longue date », entame Annie Legendre. « Je trouve qu’en politique municipale, notamment lorsqu’on est mairesse, il est important d’être près des gens. Je trouve qu’Alexandra le fait très bien, qu’elle est très accessible, et c’est ce que j’entends lorsque je fais du porte-à-porte. C’est ce dont on avait besoin à Chambly, d’un leadership qui fait la différence, et c’est aussi ce vent de fraîcheur qui m’a donné envie de me présenter. »

Serge Savoie, candidat du district 5

Le candidat indépendant du district 5, Serge Savoie, qui ne pouvait assister à la rencontre, a également soutenu l’initiative et appuyé la candidate à la mairie par voie de communiqué. « Offrons-nous un autre quatre ans avec une mairesse qui s’est engagée positivement », propose-t-il.

Luc Ricard, conseiller élu du district 6

Bien que déjà réélu dans son district, le conseiller indépendant Luc Ricard a expliqué qu’il tenait à participer à l’initiative par conviction, puisqu’il estime qu’il sera mieux entouré d’indépendants pour mener à bien les projets municipaux. « On a plusieurs enjeux dans la ville, actuellement, et je trouve cela extrêmement important que la mairesse actuelle, qui est indépendante, s’y attarde. On a une idée rassembleuse, celle de vouloir servir le citoyen en premier. »

Justin Carey, candidat du district 7

Justin Carey veut « laisser la partisanerie de côté (…) Ce n’est que la deuxième fois que je rencontre la plupart des indépendants. Je ne les connais pas. Mais lorsque je me suis présenté, j’ai été inspiré par le courage d’Alexandra Labbé, et j’appuie sa candidature. Je l’ai vue aller, je me suis impliqué à l’époque de l’élection partielle, je connais Alexandra depuis assez longtemps. »

Jean-François Molnar, candidat du district 8

Pour Jean-François Molnar, « un conseiller doit être en mesure de défendre ses décisions et de rendre des comptes à tous les citoyens de son quartier ». Il souhaite « mettre à profit (ses) expériences comme entrepreneur » et « représenter  chacun de (ses) concitoyens avec intégrité et respect. Le bien commun doit être notre objectif », de réitérer l’indépendant.

Des préoccupations communes

Finalement, les candidats précisent qu’ils proposent chacun un programme et des projets propres à leurs districts, mais qu’ils se rejoignent dans leur « désir d’arriver à dénouer l’impasse pour les importants dossiers comme l’aménagement du site contaminé de l’ancienne Bennett Fleet, le redéveloppement (du) centre-ville et la protection (des) milieux naturels d’exception, comme l’ancien golf et le bassin de Chambly ».

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JP Martel
JP Martel
8 mois

L’article ne mentionne pas le fait que la majorité (cinq sur huit) de ces candidats à des postes de conseillers n’habitent pas le district où ils se présentent. N’est-ce pas curieux pour des indépendants? Qu’est-ce qui les a amenés à se présenter ailleurs que là où ils habitent?

Pete Normandin
Pete Normandin
8 mois
Répondre à  JP Martel

C’est vrai mais il y a d’autres articles publiés dans le journal qui ciblent les enjeux et candidats par district il me semble.

Karine Boulanger
Karine Boulanger
8 mois

La mairesse sortante a répété toute l’année suite à son départ de Démocratie Chambly que l’indépendance et la neutralité sont le graal en politique municipale. Après quelques déconvenues au conseil, elle semble en être arrivé à vouloir une équipe qui voterait de son bord sans question. Problème: ce ne peut pas être un parti, puisque la partisanerie, c’est mal. Pour en arriver à ça. Quelques jours après la fin de la période de mise en candidature, elle évoquait dans vos pages une coalition d’indépendants qui se serait formée « spontanément » autour d’elle. À quelques jours du début du vote par anticipation, ils lui prêtent tous allégeance, sur le mode « bande de potes ». Quelle belle mise en scène! Plus c’est gros, plus ça passe?