Une vague de froid extrême

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Par Chloé-Anne Touma (Initiative de journalisme local)
Une vague de froid extrême
(Photo : archives)

Tel que l’avaient annoncé les météorologues, ce mardi, 11 janvier est l’une des journées les plus froides depuis plusieurs années, et ce n’est que le début de la vague.

Si mère-nature a battu des records de chaleur estivale en 2021, elle peut aussi se targuer de fracasser des records de froid extrême. Tout au long de la semaine, Chambly, tout comme l’ensemble du sud du Québec, sera frappé par le froid polaire et les bourrasques de neige, enregistrant des températures variant entre -20 °C et -30 °C, et qui pourraient descendre sous la barre des -40 °C dans certaines régions.

Le froid et l’itinérance

Le froid extrême qui s’est ainsi installé ne serait pas prêt de s’essouffler, selon les météorologues, qui émettent des alertes quant aux risques d’hypothermie et d’engelures, de quoi tenir occupés les foyers d’accueil venant en aide aux personnes sans-abris. Rappelons qu’hier, à Montréal, un itinérant âgé de 74 ans est mort de froid. À Chambly, bien que l’itinérance chronique soit plus rare, l’itinérance épisodique, connue sous le nom de « couch surfing », demeure une réalité.

« Il y a de l’itinérance à Chambly. » – Sandra Bolduc

« Il y a de l’itinérance à Chambly. Ce qui arrive, c’est qu’on ne la voit pas nécessairement, car elle se cache, a confié au journal Sandra Bolduc, directrice générale chez POSA/Source des Monts, organisme luttant contre l’exclusion sociale et la pauvreté. L’été, ils peuvent se trouver dans les boisés et lorsque l’hiver arrive, on assiste à une forme de migration vers les grands centres, là où les services sont accrus. » Elle dresse le profil de « gens qui n’ont pas de domicile fixe pendant une période ciblée de leur vie. Ils dorment chez des membres de la famille, chez des amis ou des voisins, dans des garages, partout où ils peuvent squatter. C’est souvent temporaire et ça ne dure qu’un segment de leur vie, au sein de laquelle ils vivent un moment difficile. »

L’angle économique

À plus long terme, le froid extrême pourrait également avoir des conséquences environnementales et économiques, notamment pour les agriculteurs qui cultivent le blé, dont les plants sont plus vulnérables en hiver, et dont les dommages ne sont généralement constatés qu’au printemps.

Au Canada

Depuis la fin décembre, on parle du froid polaire qui frappe les provinces de l’Ouest. En Colombie-Britannique, des températures telles que la région n’en avait pas connues depuis 1996, établissaient déjà de nouveaux records le mois dernier. Situation homologue dans les provinces des Prairies, avec un refroidissement éolien extrême entre moins 40 et moins 50, persistant sur la majeure partie de l’Alberta.

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