Une session en droit à Hong Kong pour Jacinthe Dion

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Par Martine Veillette
Une session en droit à Hong Kong pour Jacinthe Dion
(Photo : courtoisie)

La jeune étudiante en droit à l’Université McGill est de retour à Chambly après un séjour de quatre mois à l’Université de Hong Kong. Jacinthe Dion a participé à un échange étudiant.
L’université McGill offre la possibilité de faire des échanges étudiants avec d’autres universités dans le monde. Jacinthe Dion a sauté sur l’occasion et proposé sa candidature pour étudier à celle de Hong Kong, une destination de choix pour elle. L’étudiante a eu la chance d’être acceptée et est allée dans le pays asiatique du 28 août au 20 décembre.
Celle qui soufflera vingt-trois bougies le mois prochain a choisi Hong Kong afin de découvrir un autre aspect de la pratique. « Je voulais aller là-bas parce qu’à McGill, on fait un double bac, common law et en droit civil, dit-elle. On a aussi deux majeures, l’une d’elles est en droit des personnes et développement internationaux. Je voulais avoir une autre perspective que ce que j’ai appris ici. De plus, l’Université de Hong Kong est bien cotée et est reconnue dans le monde. »
La Chamblyenne a été confrontée à d’autres problématiques reliées aux droits de la personne, notamment à la violation et à l’abus de ceux-ci. Avant de s’y rendre, elle s’intéressait davantage aux droits des enfants, des personnes handicapées et en santé. « J’ai réalisé que j’aimais être dans l’action. Ici, on est plus dans la prévention. Là-bas, c’est plus réparateur et dans l’urgence. Ce n’est pas la même approche.»
Elle ajoute qu’elle intégrera ses apprentissages dans sa pratique. La jeune femme terminera son baccalauréat en avril. Elle poursuivra ensuite à l’automne son Barreau.

« Je voulais avoir une autre perspective que ce que j’ai appris ici. De plus, l’Université de Hong Kong est bien cotée et est reconnue dans le monde. » – Jacinthe Dion

Rencontres inspirantes

Lorsqu’on lui demande si elle tenterait à nouveau l’expérience. Elle répond sans hésiter : « À cent milles à l’heure! C’est une expérience inoubliable. »
Jacinthe Dion souligne y avoir fait plusieurs rencontres, autant des étudiants qui ont fait des échanges que des Hongkongais. Elle continuera d’ailleurs à travailler avec une professeure de là-bas. Ce travail représentera en quelque sorte son stage. Elle participera aux travaux de recherches sur les violations et les abus des droits des personnes. L’équipe de recherche est reliée à Amnistie internationale.
Elle a partagé un petit appartement dans les résidences de l’université avec une fille d’Australie et s’est liée d’amitié avec elle. « Je crois bien que je vais la revoir un jour. »

Moments marquants

La géographie et les paysages de Hong Kong l’ont particulièrement marquée. « La vue au centre-ville est à l’infini, indique-t-elle. Je n’ai aucun mot pour la décrire. Tu n’es pas capable de tout absorber d’un seul regard. C’était différent de tout ce que j’ai vu jusqu’à maintenant. »
Elle a aussi été marquée par le passage du typhon en septembre. « C’était déboussolant, je venais d’arriver, mentionne-t-elle. »
Un autre de ses souvenirs est lorsqu’elle allait chercher un repas typique dans un petit restaurant près de son logement. « J’y suis allée souvent aux petites heures. Il y avait des étudiants et des travailleurs qui s’y côtoyaient. C’est un moment que j’ai vraiment apprécié et dont je vais m’ennuyer. »
Jacinthe Dion a aussi appris sur elle. « Tu es confronté à des situations que tu n’avais pas imaginé. Ça m’a permis de voir mes forces et mes faiblesses », raconte-t-elle.

D’autres voyages

La jeune femme a profité de son séjour pour visiter les pays avoisinants, dont le Japon, la Corée et le Vietnam. Elle a ainsi pu découvrir différentes cultures.
La Chamblyenne n’en était pas à son premier séjour à l’extérieur du nid familial. Dès son cinquième secondaire, elle s’était rendue en Colombie-Britannique. Dans le cadre de son projet personnel de fin de parcours, l’étudiante au programme international avait assisté à une conférence à Vancouver.
Elle a aussi travaillé à Budapest durant plus de trois mois à l’été 2016.
« Je commence à être une grande voyageuse », estime-t-elle.

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