Une première année exclusivement féminine

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Par Jean-Christophe Noël
Une première année exclusivement féminine
Les jeunes filles sont de plus en plus nombreuses à jouer au hockey. (Photo : courtoisie)

L’Association de hockey mineur féminin du Richelieu offre aux jeunes filles, cet automne, le programme Première Présence LNH/AJLNH. S’échelonnant sur six dimanches, du 17 novembre au 22 décembre, le programme se déroulera à l’aréna Cynthia-Coull de Longueuil, de 13 h à 14 h.

C’est la troisième année que l’association participe au programme, mais c’est la toute première fois que seules des filles, âgées de 6 à 10 ans, y auront accès. Les fillettes qui y prendront part auront droit à plusieurs exercices axés sur des jeux amusants pour veiller à ce qu’elles prennent plaisir à vivre une gamme complète d’expériences dans le but de stimuler leur désir de découvrir le hockey ou simplement de continuer à y participer.

Conçu pour assurer une expérience positive aux familles qui en sont à leur premier contact avec le hockey, le programme vise à transmettre l’expérience du sport à son meilleur aux familles afin qu’elles comprennent pourquoi tant de Québécois ressentent cet amour inné pour ce sport.

« Nous voulons éliminer tout sentiment d’intimidation lié aux exigences qu’entraînent l’équipement et les règles du jeu, retirer toute préoccupation potentielle ayant trait à la sécurité et, surtout, offrir une expérience mémorable et amusante », met de l’avant Stéphanie Lévesque, présidente de l’Association de hockey féminin du Richelieu.

« Avant, nous entendions les parents dire qu’ils préféraient inscrire leur fille dans une ligue de garçons car elle deviendrait meilleure. »
– Stéphanie Lévesque

Équipement à prix modique
L’équipement relié au hockey ne donne pas de répit au portefeuille familial et peut constituer un argument suffisamment convaincant pour ne pas inscrire son enfant.

« L’équipement est inclus dans le prix d’inscription, soit 199 $. Il y aura une séance d’essayage. Dans le pire des cas, si, après les six séances, l’enfant ne veut plus jouer, le parent repartira avec un équipement de hockey. Ce n’est pas un gros risque à prendre », exprime, sourire en coin, la présidente.

Fin des préjugés?
Le hockey féminin est en constante croissance. « Dans le coin du Richelieu, ce fut une bonne année. Le temps investi dans le recrutement a porté ses fruits. Dans certains secteurs, il y a même des programmes scolaires de hockey féminin dès le primaire et ça paraît quand on voit les filles sur la glace. Les préjugés ont énormément diminué juste dans les cinq dernières années. Avant, nous entendions les parents dire qu’ils préféraient inscrire leur fille dans une ligue de garçons car elle deviendrait meilleure. Maintenant, nous ne l’entendons pratiquement plus », exprime fièrement Mme Lévesque.

Avant les six séances, un événement de bienvenue aura lieu le 6 novembre.

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