Une maison hantée à visiter à Saint-Mathias

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Par Chloé-Anne Touma | Initiative de journalisme local
Une maison hantée à visiter à Saint-Mathias
La maison hantée Réno-Pro vous attend les 30 et 31 octobre. (Photo : Chloé-Anne Touma)

Tandis que certaines attractions d’Halloween tirent leur révérence pour de bon, d’autres annoncent leur retour sur le territoire et promettent de faire frissonner petits et grands. C’est le cas de la maison hantée d’Isolation Réno-Pro, à Saint-Mathias-sur Richelieu, réputée pour son animation et ses installations des plus divertissantes.

Très attendue, la maison hantée de Réno-Pro reviendra les 30 et 31 octobre, pour une troisième édition cette année, et compte vous en mettre plein la vue. C’est en pleins préparatifs que l’un des organisateurs, Yannick Chicoine, a accueilli le journal au 423, chemin des Patriotes, à Saint-Mathias, pour une visite guidée.

« Ce n’est pas un jeu d’évasion, c’est vraiment une maison hantée, avec des monstres, des clowns et plein de surprises. » – Yannick Chicoine

Trois couples passionnés

Denis Lamarche et Céline Sorel (propriétaires d’Isolation Réno-Pro), leur fils Jonathan Lamarche et sa copine Martine Ouimet, et leur couple partenaire, Yannick Chicoine et Christine Boudreau, sont passionnés d’horreur et de divertissement. « Je fais des maisons hantées depuis 12 ans. J’ai commencé avec la caserne hantée, puis j’ai fait celle de Richelieu », raconte Yannick, qui fabrique des décors et conçoit des parcours déjantés. « Réno-Pro m’a approché pour que l’on fasse quelque chose de gros ensemble. L’année passée aurait été notre troisième fois, mais pandémie oblige, ça n’a pas eu lieu. C’est totalement gratuit, on le fait pour le plaisir, mais en même temps, on collecte les dons. » Les contributions volontaires amassées le seront au profit de la cause animale, et remises à la SPCA Roussillon.

« On fait un travail de confection en amont, des décors que l’on conçoit à la maison tout au long de l’année. Dès le 1er novembre, il arrive que Denis commence à imaginer un concept pour l’année prochaine. On s’inspire aussi de ce que l’on a vu ailleurs », relate le coorganisateur et coconcepteur.

Une activité pour les braves

Le parcours commence par l’entrée du cimetière, une surface gazonnée de 30 pieds sur 60 pieds jonchée de pierres tombales artisanales aux gravures aussi originales les unes que les autres. « Ce n’est pas un jeu d’évasion, c’est vraiment une maison hantée, avec des monstres, des clowns et plein de surprises. » La visite se poursuit dans un chapiteau et un garage spacieux, à l’aménagement comparable à un labyrinthe de surprises. « Il y aura un système d’éclairage et de production de boucane pour ajouter à l’ambiance », assure Yannick. « Il y a des éléments achetés et d’autres que l’on a faits nous-mêmes. » Certaines installations, munies d’un système motorisé que l’on doit à l’ingéniosité des organisateurs, fonctionnent et bougent toutes seules, de quoi faire sursauter les intrépides au cœur pourtant bien accroché. « Le parcours est pour tout le monde, mais on conseillera aux parents, à l’entrée, de faire preuve de jugement s’ils ont de jeunes enfants. » Le nombre de visiteurs à l’intérieur de la maison sera contrôlé de sorte à respecter les normes sanitaires. « On fera entrer les groupes qui arrivent ensemble, tour à tour. Des marques au sol indiqueront la distance à maintenir. »

Investir pour faire plaisir

Si les organisateurs ont investi jusqu’à 240 heures à tout installer, et 15 000 $ au fil des éditions, ils ne manquent pas de saluer le travail des bénévoles qui se greffent à leur équipe et qui vont jusqu’à intégrer les décors d’épouvante pour y incarner des créatures terrifiantes, animant ainsi la maison des horreurs. « Ce sont des amis, de la famille, des bénévoles qui aiment se déguiser et contribuer à la cause », de préciser Yannick.

Pourquoi l’horreur?

Questionné à savoir pourquoi cette fascination et cet appel à célébrer ne se manifestaient que pour l’Halloween, mais pas aussi pour Noël, par exemple, Yannick répond qu’il préfère les sensations fortes que procure l’épouvante à celles engendrées par la féerie du temps des Fêtes. « Pour moi, Noël, c’est surtout pour les enfants. Mais je viens d’avoir un bébé, donc on verra bien! », révèle le jeune papa.

Il sera possible de vivre l’expérience de la maison hantée les 30 et 31 octobre, de 17 h 30 à 22 h. « Si jamais il y a toujours de l’affluence après, nous pourrons envisager de dépasser », ajoute Yannick.

Rappelons qu’à Chambly, c’est la Maison des Ténèbres, au 1589, rue René-L’Heureux, qui ouvre ses portes, tandis que la maison hantée présentée par Anny LeBreux au profit de la Société Alzheimer n’est plus d’actualité.

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Isabelle
Isabelle
27 jours

Combien sa coute tu de quoi

Isabelle
Isabelle
27 jours

Ça coûte tu quelque chose