Une longue route pour devenir un ex-fumeur

Une longue route pour devenir un ex-fumeur

Fumer, souffrir, mourir. C’est sous ce slogan que se déroulera, du 17 au 23 janvier, la Semaine pour un Québec sans tabac. Dans la région, les fumeurs peuvent obtenir gratuitement de l’aide pour devenir des ex-fumeurs.

Fumer, souffrir, mourir. C’est sous ce slogan que se déroulera, du 17 au 23 janvier, la Semaine pour un Québec sans tabac. Dans la région, les fumeurs peuvent obtenir gratuitement de l’aide pour devenir des ex-fumeurs.

Dans le Haut-Richelieu, le CLSC de la Vallée-des-Forts propose du support pour arrêter de fumer, notamment des groupes d’aide et des rencontres individuelles.

Dans chacun des cas, le participant est invité à dévoiler son historique de fumeur et ce qu’il recherche. Les participants reçoivent un cahier d’exercices individuel pour leur permettre de progresser à chaque rencontre.

Les quatre premières rencontres de 60 minutes préparent le fumeur à écraser sa cigarette. «On regarde quel est son profil de fumeur, où se situe-t-il dans ses dépendances. On lui présente les aides pharmacologiques. Après les quatre rencontres, 90% sont prêts à arrêter de fumer et écrasent la cigarette», note Martine Leroux, infirmière en prévention et en promotion de la santé au Centre intégré de santé et de services sociaux de la Montérégie-Centre pour le territoire du Haut-Richelieu-Rouville.

90% de réussite

D’autres rencontres sont prévues pour effectuer le suivi. L’ajustement de la médication, la question du sommeil et du comportement sont généralement au menu.

«En moyenne, ce sont huit rencontres qui sont nécessaires et 90% des gens réussissent à arrêter de fumer. C’est excellent! s’exclame Mme Leroux. On leur donne le chemin pour sortir du labyrinthe. S’ils suivent les indications, ils vont trouver la sortie.»

Une personne peut s’y prendre de six à huit fois avant de réussir. «Un homme est revenu cinq années d’affilée. S’il revient, je considère qu’il a confiance en nous. Et je dis qu’il n’y a pas d’échec dans l’arrêt tabagique. J’attribue l’échec à quelqu’un qui n’a rien fait», dit-elle.

L’an dernier, environ 120 fumeurs ont participé au programme. Aucune statistique n’est disponible pour savoir combien d’entre eux ont réussi à sortir du tabagisme.

Actuellement, 12 personnes sont inscrites aux sessions qui se tiennent les jeudis de 13h30 à 15h30, au CLSC de la Vallée-des-Forts. À la grande surprise de Martine Leroux, personne ne s’est encore inscrit aux rencontres prévues les lundis soirs.

«Nous n’avons pas de liste d’attente. On rappelle les gens 24 à 48 heures après leur message», ajoute l’infirmière.

Le centre d’abandon du tabagisme du CLSC de la Vallée-des-Forts est joignable au (450) 358-2578, poste 2288.

Plan d’action

Aucune activité particulière n’est organisée dans le Haut-Richelieu dans le cadre de la Semaine pour un Québec sans tabac.

La région mise plutôt sur un plan d’action annuel mené par le comité consultatif d’arrêt tabagique qui regroupe douze professionnels de la santé.

En 2015, Martine Leroux a formé 115 médecins et les pharmaciens de l’Hôpital du Haut-Richelieu sur le tabagisme. «C’est une formation pour les encourager à référer les gens vers nos services et à considérer le tabagisme comme une maladie chronique», indique Mme Leroux.

Le comité travaille aussi à l’élaboration d’une ordonnance collective qui permettrait aux infirmières de prescrire différents dosages de timbres de nicotine. «On parle de double patch ou de triple patch. C’est de soigner en fonction du fumeur pour satisfaire son besoin en nicotine», conclut-elle.

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