Une fermeture de courte durée

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Par Jean-Christophe Noël
Une fermeture de courte durée
La plage du camping Domaine du Rêve a temporairement été fermée. (Photo : archives)

Un prélèvement de la part du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) a forcé le camping du Domaine du Rêve à fermer sa plage temporairement.

La fermeture aura été de courte durée. Après avoir fermé temporairement la plage du Domaine du Rêve de Sainte-Angèle-de-Monnoir en raison d’une contamination bactériologique, le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) a réajusté le tir et a permis au lieu d’ouvrir la plage à nouveau.

L’analyse des premiers prélèvements effectués le 5 juillet avait démontré que les eaux de baignade de la plage n’étaient pas conformes aux normes de qualité bactériologique établies par le Ministère. En conséquence, la population devait s’abstenir de la fréquenter à des fins de baignade tant qu’un avis contraire ne serait pas diffusé par le MELCC. « Un seul échantillon sur six est sorti avec la bactérie E. coli. Peut-être qu’ils ont pris un échantillon quand un oiseau a fait caca et ils ont fermé la plage », s’indigne Yves Gingras, propriétaire des lieux qui se dit contre la façon dont le MELCC procède.

« Un seul échantillon sur six est sorti avec la bactérie E. coli. » – Yves Gingras

Le MELCC est retourné prélever d’autres échantillons le 7 juillet. Les résultats sont tombés 24 heures plus tard. Verdict : la plage est rouverte au public. « On teste l’eau toutes les deux semaines », mentionne Yves Gingras, qui n’est pas surpris de cette seconde vague de résultats.

En haute saison, c’est un résultat qui fait mal pour le propriétaire, que de fermer sa page au public. « Ce sont des pertes énormes pour nous. Le monde ne vient pas chez nous dans ce temps-là », reconnaît Yves Gingras, qui a vu sa plage rouvrir à temps pour la fin de semaine. « À l’approche du week-end, on ne veut pas pénaliser le commerçant », rassure Ghizlaine Behdaoui aux communications du MELCC.

Explications

La qualité de l’eau de baignade d’une plage peut varier selon les sources de contamination potentielles présentes dans le milieu environnant. Celles-ci sont multiples et peuvent être divisées en deux grandes catégories, soit les sources exogènes (ou extérieures) et les sources endogènes (ou locales). Les conditions météorologiques et la présence d’oiseaux aquatiques à la plage sont deux des éléments qui peuvent être déterminants dans les variations quotidiennes de la qualité bactériologique de l’eau.

Danger?

Conformément aux Recommandations au sujet de la qualité des eaux utilisées à des fins récréatives au Canada de Santé Canada, la qualité bactériologique des eaux de baignade dans le cadre du programme Environnement-Plage est évaluée à l’aide de deux bactéries indicatrices : Escherichia coli (E. coli) en eau douce et les entérocoques en milieu marin.

Une concentration élevée en bactéries indicatrices révèle une contamination fécale importante, et donc, un risque que d’autres microorganismes pathogènes soient présents et un risque élevé de contracter une maladie. Les eaux de baignade doivent donc être suffisamment exemptes de contamination fécale, de microorganismes pathogènes et d’autres organismes pour que le risque qu’elles puissent présenter pour la santé soit négligeable.

Lorsqu’une cote D (eau de baignade polluée) est obtenue, l’exploitant doit immédiatement fermer sa plage. L’interdiction d’accès à la plage aux fins de baignade est maintenue tant que les résultats d’échantillonnage ne démontrent pas que l’eau de baignade satisfait aux critères des classes A, B ou C.

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