L’enquête sur la Ville de Chambly débutera le 30 novembre

L’enquête sur la Ville de Chambly débutera le 30 novembre

La Ville de Chambly devra signer bientôt la convention collective avec ses employés cols blancs.

Crédit photo : archives

CHAMBLY. Après l’émission Enquête, à Radio-Canada jeudi soir, démontrant le « climat toxique à la Ville de Chambly », comme l’indique la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), le représentant des 70 salariés cols bleus de la municipalité en appelle au gouvernement. Ce dernier a confié la Commission municipale du Québec qui va mener enquête.

La Commission municipale du Québec est compétente pour examiner si le comportement des élus municipaux respecte les règles déontologiques applicables en vertu du Code d’éthique et de déontologie en vigueur à la Ville. C’est ce qu’elle va vérifier à Chambly après la diffusion de l’émission Enquête jeudi soir.

« La Commission a pris connaissance du reportage concernant la situation du maire de la Ville de Chambly. À compter du 30 novembre, la Direction du contentieux et des enquêtes de la Commission pourra, sur la base des renseignements fournis dans le reportage, se pencher sur les gestes reprochés à l’élu », a indiqué au Journal de Chambly Isabelle Rivoal, chargée des communications à la Commission.

Si, parmi les gestes reprochés au maire de Chambly, certains sont de nature à constituer des manquements au Code d’éthique et de déontologie de la Ville, « la Commission pourra alors imposer les sanctions prévues à la Loi sur l’éthique et la déontologie en matière municipale », indique Mme Rivoal.

Lorsqu’elle procède à des enquêtes, la Commission dispose de plusieurs moyens lui permettant de recueillir les renseignements pertinents. Par exemple, elle pourra obtenir des documents auprès de la municipalité, d’un organisme municipal ou de toute personne ayant été témoin des faits ou encore auprès de l’élu municipal visé.

Avant la décision du gouvernement

« Il faut qu’il prenne ses responsabilités pour ramener un climat de travail sain à l’hôtel de ville de Chambly, indique le secrétaire général de la FEESP-CNN, André Lajoie. L’intimidation et les “ menages “ ne doivent jamais être tolérés. »

M. Lajoie indique au Journal qu’il était au courant des plaintes déposées au fil des années à Chambly par les cols blancs et les cols bleus. « Mais j’ignorais qu’il régnait un climat de terreur à ce point et que plusieurs employés n’osaient même pas porter plainte, de peur de représailles. Il y a une séparation entre les élus et l’administration d’une municipalité. Si les employés voient leur directrice des ressources humaines proche du maire, c’est certain que cela pose un problème. »

Il poursuit en indiquant qu’il ne comprend pas que le MAMOT n’ait jamais enquêté sur la situation « alors que de nombreuses dénonciations s’accumulent quant aux écarts de conduite du maire Lavoie, que ce soit envers les employés ou les citoyens de Chambly. Nous invitons tous les Chamblyens à se tenir debout et à réclamer l’assainissement immédiat de la démocratie à l’hôtel de ville. »

Démocratie Chambly

Pour le parti d’opposition Démocratie Chambly, « les révélations choquantes à Enquête nuisent vraiment à la réputation de la Ville de Chambly. On s’indigne d’une telle attitude et réclame que cette situation inacceptable soit prise au sérieux par les autorités. Ceux qui ont soutenu et soutiennent Denis Lavoie doivent faire leur examen de conscience rapidement et prendre une position claire devant ces révélations. Personne ne devrait tolérer ni encourager un tel comportement. Nous souhaitons témoigner à tous les employés et aux cadres de la Ville de Chambly notre support et notre reconnaissance. Vous avez décidé de briser le silence et vous faites preuve d’un grand courage. Les citoyens de Chambly peuvent compter sur une équipe solide de fonctionnaires qui travaillent fort, peu importe les tempêtes politiques », indique Christian Huppé, chef intérimaire de Démocratie Chambly. Depuis leur élection, les conseillers du parti d’opposition Alexandra Labbé et Mario Lambert dénoncent le climat qui règne au sein du conseil municipal, ce qui fait dire à Jean Roy, maire intérimaire de Chambly (Denis Lavoie est en arrêt de maladie depuis plusieurs jours) que cette opposition n’est que politique.

Tout va bien

« Ce reportage ne donne qu’une version des faits et ne montre pas les deux côtés de la médaille. La Ville fonctionne très bien, les finances vont bien, les entreprises viennent s’y installer. Est-ce qu’on débloque toujours des dossiers en faisant des sourires? C’est certain que le maire a du caractère, mais il le met toujours au service de sa Ville et ça débloque bien souvent des situations. Je trouve ça déplorable de s’attaquer à la réputation de la Ville. Moi, je ne suis que maire suppléant. Je ne suis pas là à temps plein. Ce que je vois à l’hôtel de Ville, c’est qu’il y a beaucoup de travail et beaucoup de positif dans l’administration. »

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