Une Chamblyenne s’illustre au triathlon extrême

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Par Chloé-Anne Touma
Une Chamblyenne s’illustre au triathlon extrême
Roxanne Létourneau est arrivée au sommet du mont Mégantic en premier. (Photo : courtoisie)

Les 2 et 3 juillet derniers, à Lac-Mégantic se déroulait la cinquième édition du CanadaManWoman Xtri. Devant des participantes issues de différents coins du Québec, et parfois même de plus loin, c’est la Chamblyenne Roxanne Létourneau qui a terminé première chez les femmes.

« Ça a vraiment bien été, je n’ai même pas vu passer le temps », a lancé Roxanne à son arrivée au sommet.

« C’était étonnant. Je pense que c’était une bonne journée pour moi. Des fois, on en a des bonnes et des moins bonnes. J’ai aussi une équipe extraordinaire, sans qui tout ça n’aurait pas été possible. Les membres de mon équipe me soutenaient, couraient avec moi lorsque je courais et faisaient du vélo quand j’en faisais. Je recevais aussi des messages de plein de monde qui ne pouvait être présent. »

« C’est une super expérience, et l’événement était aussi très bien organisé », ajoute celle qui connaissait déjà certaines sections du parcours avant de relever le défi. « J’étais venue faire le parcours à vélo et j’avais aussi monté la trail (sentier de montagne). J’avais aussi fait une trempette dans le lac au mois de mai, mais je n’y avais pas nagé car il faisait vraiment froid. »

« C’était étonnant. Je pense que c’était une bonne journée pour moi. Des fois, on en a des bonnes et des moins bonnes. » – Roxanne Létourneau

La jeune femme n’en était pas à sa première expérience de triathlon, puisqu’elle avait déjà participé à des compétitions de type « demi-Ironman ». Mais ce qui l’attire le plus est la course de montagne. « Je préfère cela à la route régulière. J’aime beaucoup le dénivelé et la côte. »

Première, deuxième et troisième places

Il aura fallu patienter jusqu’en milieu de soirée avant de voir Roxanne (15 h 37) apparaître au sommet du mont Mégantic.

C’est ensuite Sylvie Roy, originaire de Lac-Mégantic, qui a fait honneur à sa ville ainsi qu’à la population locale en terminant en deuxième position. L’athlète de 57 ans, nouvelle retraitée, a dompté le parcours en 16 h 01, à peine 23 minutes derrière la gagnante. Le podium féminin a été complété par la Brésilienne Daniele Crivelaro en 16 h 29.

Chez les hommes

Du côté des hommes, pressenti comme l’un des favoris, le Québécois Antoine Jolicoeur-Desroches a répondu aux attentes en remportant haut la main le Triathlon CanadaMan/Woman 2022 de Lac-Mégantic, dimanche, avec plus d’une heure d’avance sur ses poursuivants.

Originaire des Laurentides mais étudiant actuellement à l’Université de Sherbrooke, M. Jolicoeur-Desroches a complété le parcours extrême de 3,8 km de nage, 180 km de vélo et 42 km de course à pied en un temps de 9 h 40, établissant un nouveau record de parcours, l’ancienne marque appartenant à Jérôme Bresson depuis 2018.

Le nouveau champion a aisément devancé l’Albertain Jordan Bryden (10 h 52) et l’Ontarien Nick Cosman (10 h 57). Le Magogois Martin Lamontagne-Lacasse a pour sa part terminé 11e. 

À propos de la compétition

Organisé par Endurance Aventure, le Triathlon extrême Canada Man/Woman de Lac-Mégantic est considéré comme étant l’un des triathlons les plus difficiles au monde.

Pour cette édition, ce sont pas moins de 35 coureurs qui ont franchi la ligne d’arrivée en moins de 14 h après avoir pris le départ à 4 h 30 dans les eaux du lac Mégantic. Quelque 125 athlètes ont pris part à cet événement mettant en lumière la beauté et l’immensité des paysages de la région de Mégantic, en plus de la chaleur de l’accueil de la population de la région.

Offrant un dénivelé positif de 3700 m, le parcours traversait 14 municipalités de la MRC du Granit et se terminait devant l’Observatoire du Mont-Mégantic.

Il s’agissait d’un grand retour, puisque  « L’année passée, en raison des limites sanitaires en vigueur, les personnes autorisées à être au sommet et les participants se devaient de descendre assez rapidement pour éviter qu’il y ait un attroupement, ce qui ne permettait pas de savourer l’arrivée comme il se doit », a indiqué Marianne Lacasse, de chez Endurance Aventure.

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