Une belle progression en Coupe du monde pour Félix Cormier-Boucher

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Par Martine Veillette
Une belle progression en Coupe du monde pour Félix Cormier-Boucher
(Photo : courtoisie)

Le jeune skieur acrobatique a connu une belle évolution dans sa première participation du circuit en Coupe du monde en 2019.
Félix Cormier-Boucher a parcouru beaucoup de kilomètres pour participer aux quatre Coupes du monde ainsi qu’à un Championnat du monde depuis janvier. Lors de notre entrevue téléphonique, il se trouvait en Thaïlande. « On est rendu au stade où on se paye de petites vacances », souligne-t-il.
Elles seront de courte durée, puisque l’athlète de Saint-Mathias-sur-Richelieu doit être de retour au pays le 12 mars pour participer à sa dernière compétition de la saison, soit le Championnat canadien au Relais, à Lac-Beauport, le 16 mars.
Avant de s’élancer dans sa série de Coupes du monde, le jeune de 22 ans avait indiqué au Journal vouloir terminer dans le top 12. « Malgré un début un peu lent, j’ai atteint les objectifs que je m’étais fixés et j’en suis très satisfait », affirme-t-il.
Lors des compétitions, les douze meilleurs passent à l’autre étape pour accomplir un autre saut et ensuite, ce sont les six meilleurs qui peuvent s’exécuter une troisième fois. « Quand tu manques ton premier saut, ça ne te laisse pas beaucoup de chance », souligne le skieur.
Il ajoute avoir eu des difficultés avec ses atterrissages lors des premières compétitions. « À la première Coupe du monde, beaucoup de mes supporteurs sont venus m’encourager. J’ai pris ça un peu plus dur de manquer. D’un autre côté, j’étais content qu’ils soient là », indique le jeune homme.

Cinquième à Moscou

Lors de la troisième compétition, en Russie, il a bien exécuté ses sauts ainsi que ses atterrissages. Il a donc réussi à se rendre en grande finale. « J’ai bien atterri lors de mon premier et de mon deuxième saut. Au troisième, j’ai fait une petite erreur dans l’envol et à l’atterrissage. J’ai terminé cinquième; je suis super content. »
C’est d’ailleurs le résultat qui le rend le plus fier dans son parcours. « Encore aujourd’hui, j’ai de la difficulté à le réaliser. J’étais le cinquième meilleur au monde, c’est cool! »

L’argent en duo

Lors de la compétition à Minsk, en Biélorussie, Félix Cormier-Boucher a été déçu de terminer en treizième position, à une place de participer à l’autre étape. « La treizième place, c’est poche à avoir quand ce sont les douze premiers qui passent », s’exclame-t-il.
Par contre, le lendemain, le skieur a participé à une compétition en synchro. « Ça consistait à exécuter le même saut en même temps à deux », explique-t-il. Comme il n’y avait pas d’autres Canadiens, il a été jumelé à un Suisse, Dimitri Isler. Ils ont obtenu la deuxième position et décroché la médaille d’argent. « Ça, c’était cool! », souligne l’athlète.

Conditions plus difficiles en Chine

Lors de la compétition en Chine, les conditions climatiques n’étaient pas à l’avantage des skieurs. « C’était presque l’été. On manquait de vitesse pendant l’événement », mentionne le jeune homme.
Cette condition ne l’a toutefois pas freiné. Il a terminé septième lors du premier tour et, finalement, dixième après le deuxième saut. Le skieur a accompli un saut plus facile au premier tour afin de s’assurer de passer à la finale, compte tenu des conditions de la piste.
Il explique que lors des entraînements, on lui enseigne à être prêt à sauter dans n’importe quelles conditions.
Félix Cormier-Boucher a des antécédents de gymnastique, le premier sport qu’il a exercé. Ce bagage l’aide en ski lors de ses sauts ainsi que pour ses atterrissages, dit-il.

Pause et entraînement

Après la compétition au Québec, le Mathiassois s’offrira une pause de quelques semaines avant de reprendre l’entraînement physique. « Une petite pause pour la tête et un gros temps d’entraînement pour le corps », affirme-t-il.
L’athlète souligne qu’il est important de retourner au gym rapidement afin de reconstruire les muscles quelquefois atrophiés lors des voyages. Il soignera donc ses « bobos », bien qu’il précise avoir été chanceux et ne pas en compter beaucoup. « J’ai eu un peu de difficulté avec mes genoux, mais mon dos allait bien », dit-il.
Le jeune homme aimerait participer au cours de l’été à des compétitions mondiales de sauts sur rampe d’eau. Il s’exerce donc à temps plein au ski et songe à reprendre les études après sa carrière. Pour le moment, il se concentre sur les jeux Olympiques de 2022 et verra s’il poursuit pour participer à ceux de 2026. Il remercie ses commanditaires, Attitude Fraîche et Sporten, de l’aider financièrement.

Ses résultats en Coupe du monde cette année

Lake Placid, aux États-Unis, les 18-19 janvier : 25e
Moscou, en Russie, le 17 février : 5e
Minsk, en Biélorussie, les 23 et 24 février : 13e en compétition individuelle et 2e en duo avec un Suisse
Secret Garden, en Chine, les 2 et 3 mars : 10e
Championnat du monde à Park City, aux États-Unis, du 1 au 9 février : 24e et 5e en équipe

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