Une bataille de gagnée contre le phragmite au mont Rougemont

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Par Frédéric Khalkhal
Une bataille de gagnée  contre le phragmite au mont Rougemont
Une première bataille contre la phragmite a été remportée par l’association du mont Rougemont. (Photo : archives)

Un projet de lutte contre la présence du phragmite au mont Rougemont s’est terminé avec succès pour l’Association du mont Rougemont. Mais la bataille ne semble pas terminée.

Une bataille a été gagnée par l’Association du mont Rougemont dans le combat qu’elle a mené contre cette plante envahissante qu’est le roseau commun, connu sous le nom de phragmite, mais pas la guerre. « Le projet, sur cinq sites prioritaires choisis parmi la trentaine au mont Rougemont, s’est terminé avec succès, mais le problème n’est pas fini », d’indiquer Pierre Pontbriand, coordonnateur de l’Association.

Avec l’aide financière du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques du Québec (MELCC), par l’entremise de son programme de soutien régional aux enjeux de l’eau, les travaux de contrôle de cette plante exotique envahissante qui menace le réseau hydrique de surface prenant source au mont Rougemont, ont atteint leurs objectifs.
« On ne peut pas compter que sur le bénévolat pour mener à bien ce genre de combat environnemental. L’une des méthodes employées a montré qu’elle fonctionnait. En disposant des bâches avec un plastique épais sur la phragmite, on peut l’éliminer. Mais c’est la bâche qui coûte cher. »

Au début du projet, un des sites présentait une densité de phragmite dépassant 200 tiges par mètre carré. Lors d’une visite de suivi récente, seuls quelques plants de phragmite ont été observés à un seul des cinq sites.
« Nous avons privilégié cinq sites au bord de l’eau, car c’était un des critères du programme de subvention. D’autre part, le phragmite au bord d’un cours d’eau a plus de chances de propager le problème. »

Cette initiative est prévue dans le Plan d’action 2018-2023 de la Stratégie québécoise de l’eau, qui déploie des mesures concrètes pour protéger, utiliser et gérer l’eau et les milieux aquatiques de façon responsable, intégrée et durable.
Une autre technique serait de couper régulièrement le phragmite et, avec le temps, il s’affaiblira. « Mais c’est long et cela demande toujours plus de bénévoles. » M. Pontbriand souhaite que le MELCC continue ses efforts. « On va continuer à suivre les programmes de financement pour pouvoir se qualifier. »

Le phragmite est aujourd’hui tellement répandu que l’Association souhaite que tous les efforts soient concentrés dans les milieux naturels « afin de préserver leur biodiversité. On ne luttera pas contre le phragmite sur le bord des routes ».

« Nous avons privilégié cinq sites au bord de l’eau, car c’était un des critères du programme de subvention. » – Pierre Pontbriand

En aide aux propriétaires
Après cette expérience, l’Association du mont Rougemont est mieux outillée pour informer les plus de 300 propriétaires qui détiennent une partie du mont Rougemont afin de les aider à lutter contre le phragmite.
« L’Association tient à remercier de leur participation plusieurs autres partenaires, dont la Fondation de la faune du Québec et son partenaire financier, le MELCC, via le Programme pour la lutte contre les plantes exotiques envahissantes, Nature-Action Québec et des propriétaires privés du mont Rougemont », conclut M. Pontbriand.

Association du mont Rougemont
L’Association du mont Rougemont est active depuis 2002. Sa mission est d’encourager, sur le mont Rougemont, les activités économiques rentables, écologiquement responsables et stimulées par la communauté dans le respect du droit à la propriété, des sites les plus fragiles et de la capacité de support du milieu. Foresterie et acériculture durable, faune et flore, transfert de connaissances, éducation, conservation des milieux naturels, sont quelques-unes des nombreuses sphères d’activités.

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