Une auteure de Richelieu revisite la vie au couvent

Une auteure de Richelieu revisite la vie au couvent

ROMAN.C’est au cœur d’un juvénat pour filles, situé dans la mystérieuse ville de R., que se retrouve le lecteur du roman policier Le Meutrier du couvent de la Richeloise Pauline Drouin-Degorgue. Plongé dans ce lieu isolé des années 1950, il découvrira qui

Mme Drouin-Degorgue, qui a écrit quatre romans, a décidé de camper l’intrigue de ce récit dans un endroit qu’elle a bien connu, de 13 à 18 ans.

«Sans donner dans l’autofiction, il serait faux de prétendre qu’il n’y a pas un peu de notre ADN dans nos écrits. Il est bien connu que l’on ne parle bien que de ce que l’on connaît et chacun de nos personnages est souvent une image connue dont on s’inspire», affirme-t-elle, en confiant que ce livre lui a fait vivre un processus de libération.

La première partie de ce roman policier, qui inclut une analyse psychologique des personnages, présente trois histoires de possibles assassins. Chacun d’eux a posé des actes sexuels répressibles ne devant pas être connus de la mère gardienne. La seconde partie transporte le lecteur dans la vie de la victime et relève le mystère de sa mort.

La religion omniprésente

Comme l’explique Pauline Drouin-Degorgue, ce livre permet au lecteur de comprendre la façon dont fonctionnait la société dans les années 1950. Elle indique qu’à l’époque, la religion avait main mise sur toutes les sphères de la société, tant civile que politique.

Le roman expose aussi le mécanisme qui poussait les jeunes à embrasser les contraintes de la vie religieuse.

«Ils devaient faire trois vœux, ceux de la pauvreté, de la chasteté et de l’obéissance, explique-t-elle. Ils étaient privés de toute autonomie alors cela développait un mécanisme de compensation. Celui-ci prenait la forme d’actes sexuels dans leur entourage qui créaient des scandales.»

Bien que l’auteure admette la lourdeur de son propos, elle indique que le livre comprend des pointes d’humour régulières afin de l’alléger.

Pauline Drouin-Degorgue a participé à quatre salons du livre avec Le Meutrier du couvent, soit Montréal, Québec, Trois-Rivières et Valleyfield.

Le roman, publié chez les Éditions Première Chance, sera officiellement lancé le 19 mai à 19h à la librairie Larico, à Chambly. Les personnes intéressées pourront se procurer le livre à cet endroit ou sur le site web de l’éditeur.

Rens.: www.leseditionspremierechance.com

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