Une année d’apprentissage pour Félix Cormier-Boucher

Par Martine Veillette
Une année d’apprentissage pour Félix Cormier-Boucher
Félix Cormier-Boucher a participé à cinq tranches de la Coupe du monde en ski acrobatique. (Photo : courtoisie)

Félix Cormier-Boucher vient de compléter un « marathon » de compétitions en ski acrobatique. Il a participé à cinq épreuves de la Coupe du monde en autant de week-ends dans différents endroits.

« Je ne suis pas déçu que ce soit fini. Ça a été dur physiquement. L’an passé, on avait un peu plus de temps entre chaque compétition. Là, elles se sont alignées back à back », dit l’athlète de Saint-Mathias-sur-Richelieu, qui participait à sa deuxième saison en Coupe du monde. Il a aussi indiqué que les conditions n’étaient pas les meilleures. D’ailleurs, la première compétition a dû être retardée, faute de neige. Ce qui a fait qu’elles ont toutes eu lieu à une semaine de d’intervalle.

Il a aussi été incommodé par une blessure au genou qui ne l’a toutefois pas empêché de participer à toutes ces compétitions. « Je suis fier d’avoir réussi à revenir pour finir sur mes skis et non dans le bas de la pente à regarder la compétition », dit-il lors de l’entrevue en direct de Munich.

Degré de difficulté

Le skieur de 23 ans estime ne pas avoir aussi bien performé, en termes de résultats, comparativement à l’an dernier. Il se réjouit quand même du parcours et de l’apprentissage qu’il a accomplis au cours des dernières semaines. « Par rapport à la première année, j’ai fait de plus gros sauts en augmentant le degré de difficulté. Je m’approche de ce qui gagne en Coupe du monde », indique celui qui a ajouté une vrille à ses sauts.

La première année, il effectuait des sauts avec trois vrilles. Cette année, il en fait à quatre vrilles alors que certains skieurs en exécutent cinq. « Cinq vrilles, c’est assez incroyable. À cinquante pieds dans les airs, quand tu flippes, tu perds de vue le sol », explique-t-il.

Par ailleurs, il a obtenu son meilleur score à la première Coupe du monde, qui s’est tenue à Deer Valley, aux États-Unis, du 6 au 8 février. « J’ai eu un bon score sur un triple périlleux avec quatre vrilles. C’était mon plus gros saut en carrière. J’étais assez fier de moi », affirme-t-il.

« Je m’approche de ce qui gagne en Coupe du monde » – Félix Cormier-Boucher

La compétition n’est pas complètement terminée pour lui. Il sera de retour au Québec pour un Championnat canadien au Lac Beauport, les 21 et 22 mars. « J’ai fait mes derniers triples périlleux en Russie. Au Québec, je vais exécuter des doubles périlleux, c’est un peu moins dur. La relève est assez forte, mais ce sera plus relax qu’en Coupe du monde », soutient Félix Cormier-Boucher.

Prochains mois

Après cette compétition, l’athlète prendra quelque temps pour se reposer avant de renouer avec l’entraînement en gymnase. « Je suis excité de rentrer à la maison, mais aussi excité quant à l’été et à l’an prochain. C’est mon mode de vie », indique-t-il.

L’athlète est conscient qu’il devra améliorer certains éléments afin de mieux se positionner l’an prochain. « J’ai une bonne idée de ce que je dois travailler. J’aimerais améliorer ma constance et l’atterrissage en compétition. Je suis capable de faire des sauts pour me rendre en finale. C’est la constance qui me manque, et de les réussir au bon moment. En compétition, on doit faire trois sauts à la perfection. On n’a pas de place à l’erreur », souligne le skieur.

L’année prochaine en sera une de qualification en vue des Jeux olympiques d’hiver en 2022, à Beijing, en Chine. « Je veux perfectionner deux nouveaux sauts à quatre vrilles et améliorer ma constance pour avoir de bonnes chances de me qualifier pour les Jeux olympiques », mentionne le Mathiassois.

Félix Cormier-Boucher a commencé sa carrière sportive en tant que gymnaste, ce qui l’aide à exécuter ses sauts.

Coronavirus

Le coronavirus est sur toutes les lèvres, peu importe où l’on se trouve dans le monde. Au cours de ces compétitions, il estime que la maladie était « bien gérée ». À cette période, la Chine était davantage touchée par le virus. « Les Chinois étaient beaucoup testés et étaient dans une tente privée. Ils étaient souvent placés dans une autre hotel », indique le jeune homme.

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