Un tournoi complètement TDA/H

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Par Jean-Christophe Noël
Un tournoi complètement TDA/H
Philippe Laprise, de qui découle la fondation du même nom, invite les gens à son premier tournoi de golf dans le but d’amasser des sous pour faire avancer la cause du TDA/H. (Photo : Jean-Christophe Noël)

CHAMBLY. Afin d’amasser des fonds pour sa fondation éponyme dans le but de faciliter la vie d’enfants et de familles touchés par le TDA/H (Trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité), Philippe Laprise organise un tournoi de golf familial, le 14 septembre, au club Le Golf des lacs, à Bromont.

C’est la deuxième année d’existence de la Fondation Philippe Laprise. « Nous voulons devenir le point central d’information crédible et scientifique sur le TDA/H et être la plaque tournante pour diriger les familles vers les organismes les plus pertinents, selon leurs besoins. À travers cela, c’est vraiment une démarche scientifique et médicale que nous cherchons comme approche », explique l’humoriste chamblyen, chez qui on a diagnostiqué un TDA/H.

Événement familial
Pour la noble cause, un parcours de douze trous accessible aux golfeurs de 5 à 12 ans, jumelé d’une clinique de golf, sera de la partie. L’ambiance, festive et décontractée, à l’image de celui qui porte l’étendard, sera rehaussée d’un module de jeu gonflable, d’une piscine et d’un souper clôturant l’initiative.

Conséquences du TDA/H
Père de trois enfants dont deux sont atteints du TDA/H, Philippe Laprise a reçu son diagnostic en même temps qu’un de ses enfants. Le trouble étant héréditaire, les parents d’enfants affectés sont systématiquement évalués.

« J’ai quand même réussi à me rendre où je voulais, mais chaque enfant devrait grandir comme les autres. »

– Philippe Laprise

« Cela a expliqué beaucoup de choses de mon enfance. Quand j’étais jeune, on ne savait pas c’était quoi. J’avais des difficultés de concentration, j’étais impulsif, je ne m’attirais pas la faveur de mes enseignants. J’étais mis de côté. Le milieu avait peu d’informations sur le sujet et les parents ne comprenaient pas », se rappelle celui qui a dû reprendre plusieurs années au cours de son cheminement scolaire.

« Ça mine la confiance en soi, l’estime que l’enfant a de lui. Il faut comprendre pourquoi, garder le positif dans la mire et intervenir avec les bons outils. En fin de compte, j’ai quand même réussi à me rendre où je voulais, mais chaque enfant devrait grandir comme les autres », complète à ce sujet Philippe Laprise, qui a vécu le chemin de croix.

École qui s’adapte
Alors que l’on décrie le manque de services à l’élève et le manque d’accessibilité de ressources pour les écoliers ayant des besoins particuliers partout dans les commissions scolaires, les connaissances sur le TDA/H font, peu à peu, leur chemin. « La nouvelle vague d’enseignants de 1991 avait une nouvelle vision en la matière. Depuis, après plus de vingt ans de recherche, on travaille davantage en amont, mais surtout en équipe entre parents, intervenants, enseignants, membres de la direction et élèves », boucle celui qui a fait ses grades à l’École nationale de l’humour.

Pour les gens n’entretenant ni aptitude ni intérêt envers le golf, Dre Annick Vincent, une sommité québécoise en termes de troubles TDA/H donnera sur le site un atelier intitulé “ Mieux comprendre pour mieux intervenir “.

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