Un roman de Michel Jean sur la réalité autochtone

Par Martine Veillette
Un roman de Michel Jean sur la réalité autochtone
Michel Jean est écrivain, chef d’antenne et journaliste d’enquête. (Photo : courtoisie- Julien Faugère)

Michel Jean s’est inspiré de l’histoire de son arrière-grand-mère pour raconter celle des Autochtones du Québec.

Issu de la communauté de Mashteuiatsh, au Lac-Saint-Jean, le Mathiassois a fait le lancement de son livre Kukum, le 25 septembre, dans cette réserve indienne où une partie de ses ancêtres ont grandi.

« Mon arrière-grand-mère, qui était une femme forte, sert l’histoire pour raconter ce que les Autochtones ont vécu. Les dernières personnes qui ont vécu le mode de vie traditionnel et la fin du mode de vie nomade vers la sédentarité obligée », explique l’auteur.

Il ajoute que son roman permet de comprendre un peu mieux la révolte de ce peuple et les problèmes qu’il vit.

Faits réels

Le récit est basé sur des faits réels, vécus par son arrière-grand-mère, que des membres de sa famille lui ont racontés. Il a également effectué des recherches. « Faire des fouilles, ce n’est pas difficile pour moi. J’ai donc réussi à tracer beaucoup d’information », souligne le journaliste bien connu du paysage culturel du Québec, notamment pour avoir animé l’émission J.E. pendant plusieurs années. Il précise toutefois avoir dû combler certains passages avec de la fiction.

« Mon arrière-grand-mère, qui était une femme forte, sert l’histoire pour raconter ce que les Autochtones ont vécu. » – Michel Jean

Le choix du thème

L’écriture de romans – il en a une dizaine à son actif – lui permet de choisir le thème qu’il souhaite aborder, comparativement à son métier de journaliste. « J’ai toujours été un lecteur, précise-t-il pour expliquer son engouement pour l’écriture. Comme journaliste, c’est l’intérêt du public qui compte. Quand j’écris, je choisis le thème que j’aime et je le rends intéressant pour les gens. » Il ajoute qu’il aime toucher les gens lorsque ces derniers lisent ses histoires.

M. Jean raconte qu’il aurait pu se servir de son statut de journaliste pour parler de la réalité autochtone. Il a décidé de la relater dans un roman pour que les lecteurs découvrent ce contexte à travers un personnage, qui vit aussi une histoire d’amour. « Le personnage est une femme forte qui a choisi, par amour et de façon assumée, de défendre les droits des Autochtones », soutient-il.

Kukum n’est pas son premier roman sur ce peuple nomade. Il a aussi publié Elle et nous, qui racontait l’histoire de sa grand-mère. Une femme qui a dû quitter la réserve autochtone parce qu’elle avait choisi un homme qui ne l’était pas à 100 %.

Promotion

L’auteur participera à quelques Salons du livre, dont celui de Rimouski et de Montréal.

Un événement devrait aussi avoir lieu prochainement à la librairie Larico, à Chambly.

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yolande gaudet

Je viens de finir Kukum….Magnifique lecture. Ton écriture est spéciale et m’a fait vivre page après page la vie nomade de ta Kakum. Avec elle j’ai eu froid, j’ai peiné dans les portages et j’ai crié de joie quand elle a tué sa première perdrix…Ton récit est vivant et l’intérêt présent à chaque page. C’est avec regret que j’ai fermé mon livre. Félicitations pour la clarté et la richesse de ton écriture…Te lire est toujours un plaisir renouvelé..Encore merci.. Une lectrice qui t’apprécie, Yolande Gaudet 85 ans..