Un propriétaire sur cinq incapable de payer son hypothèque

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Par Chloé-Anne Touma (Initiative de journalisme local)
Un propriétaire sur cinq incapable de payer son hypothèque
(Photo : Chloé-Anne Touma)

18 % des propriétaires jugent qu’ils n’ont plus les moyens de payer pour leur logement en raison de l’inflation et de la hausse des taux d’intérêt.

C’est ce que démontre un sondage de la Société Financière Manuvie à l’échelle de la province.

En consultant les données du gouvernement du Québec sur le marché immobilier, on constate une situation homologue lorsqu’on se limite à la Montérégie. En mai 2021, on enregistrait 77 actes de difficultés financières dans la région. Un an plus tard, on en compte 91, ce qui représente une hausse de 18,2 %.

« L’indice de difficultés financières regroupe certains actes qui dénotent une difficulté pour un propriétaire à respecter ses obligations financières. Il peut s’agir d’un défaut de paiement sur une hypothèque ou sur un impôt foncier, une faillite ou une saisie. Le préavis d’exercice fait également partie de cette catégorie. Il survient lorsqu’une personne est en défaut de paiement. Son institution financière, par exemple, peut alors entamer des recours », indique le Registre foncier du Québec.

18,2 %
C’est la hausse du nombre d’actes de difficultés financières en un an en Montérégie

Les loyers encore moins avantageux

Selon Stéphane Roy, un habitant de la région, payer une hypothèque demeure plus avantageux que de payer un loyer, mais il vaut mieux magasiner autour de Chambly. « J’ai acheté une maison à 20 minutes de route de Chambly et ça me coûte 1200 $ par mois pour quatre chambres et un garage. »

Le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) indique d’ailleurs que les logements à louer sont 9% plus chers en 2022 qu’en 2021, soit  de 1300 $ en moyenne, toutes tailles confondues.

La Loi sur le courtage immobilier

Rappelons que le ministre des Finances a proposé des amendements à la Loi sur le courtage immobilier (LCI), effectifs depuis le 10 juin dernier, visant à renforcer la protection du consommateur. La LCI interdit désormais la double représentation et le contrat de courtage verbal, dans le courtage résidentiel au Québec.

Question aux lecteurs :

Comment l’évolution du marché immobilier affecte-t-elle vos projets?

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