Un projet innovateur en garderie, lauréat d’une bourse

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Par Chloé-Anne Touma | Initiative de journalisme local
Un projet innovateur en garderie, lauréat d’une bourse
La coopérative Lucioles a obtenu une bourse de 3000 $ pour mener à bien son projet auprès de la clientèle de la garderie les Fraco-Mousses. (Photo : courtoisie)

La coopérative Lucioles de Saint-Mathias-sur-Richelieu est récipiendaire d’une bourse de 3000 $ pour son projet collectif innovateur.

Lucioles coordonne plusieurs projets destinés à la famille et à la petite enfance, dont la garderie les Fraco-Mousses. Elle a reçu l’une des bourses d’initiatives en entrepreneuriat collectif (BIEC) pour financer la réalisation de son projet baptisé Bouger partout, bouger plus, conçu pour la clientèle de la garderie et ses éducatrices. « C’est aussi pour les parents de la communauté puisqu’il servira de modèle pour partager des idées d’activités.

« Le concept est inspiré de l’approche Reggio Emilia. » – Marie-Odile Côté

Ça va rayonner à plus grande échelle que la garderie », nous apprend Marie-Odile Côté, directrice de la coopérative et conceptrice du projet, en collaboration avec Céline Blier Peterson, directrice de la garderie les Fraco-Mousses.

Une nouvelle offre éducative

« L’objectif du projet est vraiment de favoriser le jeu actif chez les enfants et le désir de jouer dehors, beau temps, mauvais temps. »

La bourse servira à acquérir du matériel pour que les éducatrices puissent offrir de nouvelles expériences aux enfants : une cuisine de jeu extérieure pour faire des expériences avec de la boue, de l’eau, du sable et du paillis; des combinaisons imperméables pour jouer sous la pluie et dans la boue; des vélos d’apprentissage sans pédalier pour apprendre la stabilité sur une bicyclette; et du matériel de motricité en bois pour les activités d’intérieur, fait par un fabricant québécois, M.A. Fabrique, tant pour les poupons que pour les plus vieux. « Ce matériel en bois, pourvu de panneaux de signalisation interchangeables, permettra aux enfants de grimper, d’escalader et de glisser. On veut ainsi qu’ils apprennent à composer avec le risque, à faire des expériences à la hauteur de leurs capacités. Il s’agit de leur faire confiance, jusqu’à un certain point, et de stimuler cette confiance en eux pour qu’ils relèvent tous les défis qu’ils peuvent et prennent des risques qu’ils sont capables de calculer. Les éducatrices seront là pour les accompagner en même temps. »

Une approche axée sur la découverte

Mme Côté explique que « le concept est inspiré de l’approche Reggio Emilia, qui est assez connue en petite enfance, et de principes d’éducation par la nature et scandinaves, comme l’immersion en forêt, dont la popularité est en croissance au Québec ». Elle mise sur l’expérience à faire vivre aux enfants plutôt que sur le résultat. « Ça s’adresse à presque tous les âges, mais en début d’année, on a de très jeunes poupons avec lesquels certaines activités ne seront pas possibles. Sinon, c’est assez universel. »

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