Un projet d’école alternative dans les cartons

Par Annabelle Baillargeon
Un projet d’école alternative dans les cartons

ÉDUCATION. Un comité composé de six personnes travaille présentement à mettre sur pied un projet d’école alternative publique dans la commission scolaire des Haute-Rivières (CSDHR).

Le projet part du désir comité d’offrir aux enfants un modèle d’éducation différent de celui qu’ils ont reçu. Pour bâtir leur projet, ils se sont inspirés de l’école des Cheminots à Delson, où ils ont d’ailleurs fait de l’observation et rencontré des classes.

Selon cette idéologie, l’élève apprend par projets et selon ses intérêts. Par exemple, un élève de première année pourrait apprendre à compter en paginant un livre ou en comptant le nombre de graines à semer pour un projet d’écologie.

« Apprendre n’est pas lourd à l’école alternative, puisque c’est dans le concret. On se sert de l’intérêt de l’enfant pour apprendre. Il a un horaire dans lequel il doit mettre certaines cases de matières à faire. L’élève a donc la liberté, mais il fait des choix dirigés », soutient Julie Lefebvre, une enseignante à la CSDHR et membre du comité.

Les élèves sont évalués en continu et reçoivent un bulletin formé de commentaires sur le développement de l’enfant. Les tests pour évaluer les compétences et les bulletins chiffrés sont à proscrire à l’école alternative.

L’élève doit tout de même passer les évaluations du ministère de l’Éducation. Le comité assure qu’au terme du primaire, les élèves sont en mesure de réussir ces tests.

Besoin de parents bénévoles

« L’implication est essentielle à la philosophie de l’école alternative. Les parents doivent donner des heures à l’école tout en s’impliquant de la façon dont ils sont à l’aise. C’est un choix dans le style de vie qui demeure réalisable. Ça permet d’éviter une coupure entre l’école et la maison. L’école devient donc le prolongement de la maison », soutient un autre membre du comité, Bruno Lafrance.

Ce dernier est conscient que le modèle qu’il présente n’est pas fait pour tous les enfants ni pour tous les parents. Il admet que si le projet n’attire pas l’intérêt que le comité espère, ses collègues se rangeront du côté de l’école régulière.

Toutefois, il estime être agréablement surpris de voir le nombre de parents qui écrivent au comité pour voir de quelle façon il peut s’impliquer. En deux mois, leur page Facebook Projet École alternative publique – Commission scolaire des Hautes-Rivières a franchi le cap des 400 abonnés.

Le comité planche donc sur un projet qu’il présentera en janvier prochain au Conseil des commissaires. Le comité a déjà pris la parole lors des dernières séances pour faire connaître son projet.

« Mme Bouchard a semblé avoir une ouverture, mais nous a tout de même conseillé d’être très bien préparés », conclut M. Lafrance.

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