Un prix pour des éleveurs de ténébrions

Par patrickberger
Un prix pour des éleveurs de ténébrions
(Photo : courtoisie)

Le 20e Gala du Défi OSEntreprendre, qui comptait 51 000 participants cette année, s’est déroulé le 13 juin dernier au Palais Montcalm de Québec. Parmi les lauréats, Jérémie Côté, un étudiant natif de Chambly, a remporté une bourse de 2 000$ avec son partenaire Bertrand Espougne.
Les deux étudiants du Cégep de Saint-Jean-sur-Richelieu ont gagné l’un des Grands Prix Entrepreneuriat étudiant dans la catégorie Collégial (Individuel ou petit groupe) pour leur projet d’élevage de ténébrions meuniers. Avec cette bourse, ils étudient la possibilité d’acheter un robot d’alimentation automatique pour nourrir leurs précieux insectes. Ce robot pourrait se promener sur des rails dans toutes les directions pour les nourrir.
« Ce qui coûte cher c’est la main-d’œuvre. Un de nos buts est de réduire les coûts de production. Nous voulons prendre la bourse pour réaliser des avancées dans l’industrie », souligne M. Côté.

« Ce qui coûte cher c’est la main-d’œuvre. Un de nos buts est de réduire les coûts de production. Nous voulons prendre la bourse pour réaliser des avancées dans l’industrie. » – Jérémie Côté

Jérémie et son compatriote font partie du département de Gestion et technologies d’entreprise agricole de leur cégep. L’élevage de ténébrions meuniers vise à rendre accessible la viande d’insectes aux consommateurs. Au final, les deux étudiants veulent récolter les données nécessaires pour documenter les méthodes d’élevage à grande échelle. L’un des plus importants défis que comporte cette recherche est la rentabilité d’un tel élevage.
« Lorsqu’on compare le prix de la viande à celui des insectes, ça n’a aucun sens. En ce moment, un kilogramme de ténébrions se vend entre 120 $ et 140 $ sur le marché, tandis qu’un kilogramme de viande hachée revient à environ 12 $. On utilise moins d’eau et beaucoup moins d’espace, mais on passe trop de temps à gérer les quantités et on effectue énormément de manipulations », nous dit M. Côté.
Une démarche scientifique claire
Jérémie nous confie que lui et Bertrand veulent rendre publiques leurs données avant de prendre une décision pour commercialiser leur produit et se lancer en entrepreneuriat. Le projet à la base est de renseigner les éleveurs potentiels sur les démarches à suivre.
Un autre objectif de leur recherche est de sensibiliser la population à la consommation d’insectes. Après un sondage mené auprès de 1 400 professeurs et étudiants de leur cégep, Jérémie et Bertrand se sont rendu compte que les gens avaient de fausses croyances. Certains pensaient que les ténébrions étaient élevés à l’extérieur, que le tout était insalubre parce que les insectes étaient récoltés à même le sol. Ultimement, ils espèrent que la sensibilisation permettra d’ouvrir les horizons des consommateurs.

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