Un premier roman pour l’auteur Stéphane Simard

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Par Jean-Christophe Noël
Un premier roman  pour l’auteur Stéphane Simard
Le livre Hook, de l’auteur Stéphane Simard. (Photo : courtoisie)

Stéphane Simard, un Carignanois, s’est inspiré de son parcours entrepreneurial et de ses vingt-cinq années d’expérience dans le monde des affaires afin d’écrire son premier roman à suspense intitulé Hook, lancé en octobre. L’auteur de cinq livres d’affaires et conférencier a répondu aux questions du journal.

De quoi parle votre livre?

Hook raconte l’histoire d’Eugène Savoie, un jeune entrepreneur dont le conte de fées est en train de tourner au cauchemar. Le succès phénoménal obtenu par sa start-up grâce au lancement d’un bracelet permettant aux utilisateurs d’accroître leur concentration et leur productivité attise la convoitise de plusieurs. Une série de décès inexpliqués plonge tout à coup l’entreprise au cœur d’une enquête policière impliquant les motards du groupe Dark Souls, et le jeune fondateur doit trouver le courage de reprendre le contrôle non seulement de sa vie, mais aussi de son entreprise, tout en faisant la paix avec son passé.

Qu’est-ce qui vous inspire? De quoi vous imprégnez-vous afin de laisser libre cours à votre flux inspiratoire? À quel moment de la journée écrivez-vous et où?

L’histoire est inspirée de mon parcours entrepreneurial et de mon expérience du monde des affaires.
J’ai travaillé à temps perdu sur le plan durant environ deux ans, puis je me suis lancé le défi d’écrire le roman en un été. Je m’installais sur ma terrasse vers neuf heures et je ne me permettais pas d’arrêter avant d’avoir écrit au moins mille mots.

Depuis quand écrivez-vous et de quelle façon avez-vous débuté?

Avant de lancer ce premier roman à suspense, j’ai publié cinq ouvrages en management depuis 2007 dont le best-seller traduit en quatre langues Générer l’engagement au travail. L’idée d’écrire un roman a germé lors de mes études universitaires en enseignement, il y a plus de trente ans. Disons que ça faisait partie de mon « bucket list ».

Quels sont les bons et les mauvais côtés du métier d’auteur?

J’ai adoré l’expérience d’écrire une fiction. C’est très différent d’un livre d’affaires, où il faut être concis, précis et concret. L’écriture d’un roman ressemble beaucoup à la méditation. On devient complètement immergé dans l’histoire et les personnages prennent vie dans notre tête. À certains moments, c’est comme si je voyais l’action se dérouler sous mes yeux. Je me surprenais même parfois à sourire comme si je venais d’entendre une blague d’un personnage.
Le mauvais côté du métier d’auteur est qu’il est très difficile de vivre de sa plume. Il y a plein de bons romans écrits par des gens très talentueux qui tombent dans l’oubli, car l’attention des médias et des libraires est toujours concentrée sur les mêmes grands noms populaires.

En tant qu’auteur, quel autre auteur ou livre vous a marqué?

J’adore les romans québécois à suspense. Particulièrement ceux de Patrick Senécal, de Chrystine Brouillet et de Jean-Jacques Pelletier, dont je me suis tapé les quatre tomes des Gestionnaires de l’Apocalypse cet été.

Quand vous entamez une œuvre, avez-vous déjà une structure rigide bien établie ou vous vous laissez aller à l’inspiration du moment?

C’est une excellente question. C’est important d’avoir une structure pour accélérer l’écriture et s’assurer d’éviter les longueurs. Chaque chapitre doit avoir sa raison d’être. Cependant, il faut se laisser une marge de manœuvre, car les personnages prennent vraiment vie et influencent le cours de l’histoire. Lorsque j’ai commencé l’écriture, je n’avais pas encore d’idée précise de la fin, que j’ai même changé à deux reprises. C’est une expérience extraordinaire et je pense déjà au prochain…
Hook est disponible en librairie ou en ligne au www.livreHook.com.

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