Un nouveau skatepark à Saint-Césaire

Un nouveau skatepark à Saint-Césaire

C’est à cet endroit que le nouveau skatepark sera installé, tout juste à côté du terrain de tennis et à l’arrière de l’école secondaire. (Voir le plan du skatepark ci-bas)

Crédit photo : Patrick Berger

L’histoire des skateparks au Québec a débuté à Boucherville, en février 1992, avec l’ouverture du skatepark de Denis Gagnon, père du planchiste professionnel Pierre-Luc Gagnon. Depuis ce temps, les skateparks se sont multipliés dans la province. Une nouvelle infrastructure du genre verra le jour à Saint-Césaire, dans la cour de l’école secondaire Paul-Germain-Ostiguy.

Il y a quelques années, la Ville de Saint-Césaire avait son skatepark, mais il a dû être démoli puisqu’il était désuet. Après la démolition, les jeunes de la région voulaient avec raison continuer de pratiquer leur sport favori. Une nouvelle problématique a pris de l’ampleur puisque c’est dans les rues ou dans les stationnements que les adeptes pratiquaient leurs manœuvres.

L’idée d’aménager le nouveau skatepark à Saint-Césaire remonte à l’an dernier. Un groupe de jeunes s’était présenté à une séance du conseil municipal pour en faire la demande. Le concept était sur papier depuis un bout de temps, mais aucune proposition concrète n’avait été faite au préalable. Une pétition de 150 signatures a alors été reçue à la mairie de la municipalité et le conseil de Ville a tenu sa promesse de construire la nouvelle structure en 2018.

« Dans le skateboard, il y a des vagues où des groupes de jeunes en font plus et des fois moins. Les trois premières années sans skatepark ont été plus tranquilles. Sauf que l’engouement les deux derniers étés s’est vraiment fait sentir. » – Guy Patenaude

Le contrat et le budget

Le conseil municipal de la Ville de Saint-Césaire a adjugé le contrat à Tessier Récréo Parc inc. de Nicolet à la suite de la recommandation du Comité de sélection. La municipalité dispose d’un budget de 70 000 $ pour réaliser le projet. Le contrat attribué est d’une valeur de 65 853,66 $ avant taxes. Ce qui veut dire qu’il en coûtera un peu moins que 6 000 $ de plus que le budget prévu. Les travaux commenceront au plus tard dans la semaine du 13 août parce que la date de l’inauguration est prévue pour le 31 août. Tessier Récréo Parc a déjà amorcé la construction dans leur usine. Les jeunes skateboardeurs de la région sont anxieux à l’arrivée de leur nouveau terrain de jeu.

« Ça fait 5 ans qu’on a enlevé le vieux skatepark désuet. Dans le skateboard, il y a des vagues où des groupes de jeunes en font plus et des fois moins. Les trois premières années sans skatepark ont été plus tranquilles. Sauf que l’engouement les deux derniers étés s’est vraiment fait sentir. Faire de la planche à roulettes dans les stationnements c’est dangereux. Ils seront en sécurité maintenant », indique Guy Patenaude, directeur du service des loisirs de la municipalité.

Le catalyseur

Max Dufour, un ex-professionnel de skateboard, qui habite maintenant en Californie, a commencé à pratiquer ce sport après la sortie du film Retour vers le futur en 1985. Il a expliqué dans un documentaire, intitulé Le skatepark, l’émergence du skateboard au Québec, qu’à cette époque les skateparks étaient très rares, les seuls praticables dans la région de Montréal étaient sur la Rive-Sud. Ils étaient alors composés d’un seul élément : des rampes verticales.

En 1988, un professeur d’éducation physique habitant Boucherville, Denis Gagnon, construit une rampe dans sa cour. Ce modèle était dédié à son fils Pierre-Luc, âgé de 8 ans. Trois ans et demi plus tard, en février 1992, la riche histoire des skateparks sur la Rive-Sud de Montréal a pris un virage marquant. Cet endroit est encore considéré à ce jour comme étant un point tournant pour le skateboard au Québec. Il a contribué à garder les jeunes sur le droit chemin, en plus de faire de Pierre-Luc Gagnon l’un des meilleurs skateboardeurs de la planète.

Des gens de partout au Québec venaient au skatepark de Boucherville. Partir d’aussi loin que Rivière-du-Loup, par exemple, pour venir skater dans les installations de M. Gagnon était chose courante.

La raison d’être

Grâce à ces précurseurs, on peut maintenant poser cette question : quelles régions ne possèdent pas son skatepark au Québec ? Les jeunes de Saint-Césaire et ses environs pourront dorénavant faire partie de la majorité des municipalités puisqu’à la rentrée des classes, ils auront eux aussi leurs installations sécuritaires dans la cour de l’école secondaire Paul-Germain-Ostiguy.

Lorsque ces jeunes se développent dans des plus petites structures, ils ont la chance de passer à l’étape suivante et d’aller dans les magnifiques skateparks des différentes régions. On parle ici de vaste paradis pour les adeptes. Pointe-aux-Trembles, Blainville, Repentigny et Verdun sont parmi les plus beaux dans les dernières constructions.