Un gala pour les agricultrices

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Par Chloé-Anne Touma (Initiative de journalisme local)
Un gala pour les agricultrices
Christine Aubin animait le 33e gala Hommage des Agricultrices de la Montérégie Est. (Photo : courtoisie)

Le 23 avril dernier avait lieu le 33e gala Hommage des Agricultrices de la Montérégie Est. Diffusé en direct sur les réseaux sociaux, l’événement a permis de reconnaître l’implication de plusieurs femmes de la région en agriculture, et de leur rendre hommage.

La soirée était animée par nulle autre que Christine Aubin, agricultrice à Saint-Mathias-sur-Richelieu, et membre de l’organisation.

Les lauréates

Si Caroline Pelletier a été couronnée « agricultrice de l’année 2020 » et « visionnaire » au courant de la soirée, trois autres candidates en lice ont aussi reçu un titre honorifique. Linda Lazure a reçu celui d’ « agricultrice émérite », tandis que Johanne Cameron a été récompensée pour son sens de l’entrepreneuriat, et qu’Ana Maria Martin s’est vu attribuer le titre d’ « agricultrice de passion ».

« Cette année, nous avions des dossiers de candidates de haut niveau. Nous avons donc décidé de décerner aux quatre candidates une mention honorifique », a expliqué l’organisation.

« Cette année, nous avions des dossiers de candidates de haut niveau. » – Agricultrices de la Montérégie Est

Une iniquité

Rappelons qu’en novembre dernier, dans une capsule produite par les Agricultrices de la Montérégie Est mettant en vedette Laurence Jalbert comme animatrice, Mme Aubin ainsi que d’autres membres s’étaient exprimées sur les enjeux propres à la réalité des femmes en agriculture. La Mathiassoise avait alors témoigné quant à sa propre expérience : « J’ai toujours été rémunérée pour mon travail à la ferme, mais je ne suis pas propriétaire. Je n’ai pas accès à un autre poste au sein de l’Union des producteurs agricoles (UPA) que le poste réservé à une agricultrice, membre des agriculteurs du Québec, parce que je ne suis pas propriétaire d’une entreprise agricole », déplorait-elle. Dans la capsule, on apprenait d’ailleurs que 33 % des femmes en agriculture travaillent pour leur conjoint, sans salaire.

Selon les données rapportées par les Agricultrices de la Montérégie Est, 73 % des agricultrices ne sont pas propriétaires d’une entreprise agricole. Mme Aubin estime qu’il est important de s’impliquer pour « donner (son) opinion, faire changer les choses et, surtout, aider la cause de la femme en agriculture ». C’est pourquoi elle s’est longtemps investie au sein de l’organisme. « L’adhésion au groupe s’adresse à toutes les femmes dont la vie gravite autour de l’agriculture, qu’elles soient propriétaires, copropriétaires ou employées d’une ferme agricole, qu’elles travaillent à temps plein ou à temps partiel, ou même qu’elles soient femmes au foyer, dont le conjoint est agriculteur. »

Une mission importante

Les Agricultrices de la Montérégie Est ont pour objectif de se faire connaître davantage « afin de créer un réseau de femmes qui vivent les mêmes réalités. Nous l’avons aussi fait dans le but de recruter de nouvelles membres, parce que (l’adhésion) est un levier important afin de défendre les dossiers et les droits des femmes en agriculture », précise l’organisation.

Question aux lecteurs :

Trouvez-vous que les femmes manquent de reconnaissance dans votre domaine?

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