Un effet positif sur les jeunes

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Par Jean-Christophe Noël
Un effet positif sur les jeunes
(Photo : courtoisie)

Le Canada participera à la Coupe du monde de soccer au Qatar, une visibilité pour le sport dont les retombées auront un effet sur le Club de soccer l’Arsenal de Chambly.

« Je te dirais que c’est une superbe vitrine, autant pour les filles que pour les gars. Il y aura un engouement qui va s’ensuivre », démarre avec enthousiasme Patrick Morin, directeur général du Club de soccer l’Arsenal de Chambly. Après 36 années de vache maigre, le Canada a confirmé sa qualification en l’emportant 4-0 face à la Jamaïque, le 27 mars dernier. Plus de 30 000 partisans en ont été témoins au BMO Field de Toronto. Le tournoi international se déroulera du 21 novembre au 18 décembre. « Il y a de la qualité et c’est vraiment beau à voir, ce que le Canada offre en matière de soccer », dit le DG. Il ajoute l’élan de positivité suscité par la médaille d’or remportée par les femmes en 2021 lors des Jeux olympiques de Tokyo. « Le côté féminin, on le sentait quand même déjà avant, au Canada. Au club à Chambly, 45 % des inscriptions sont féminines. C’est en raison que, depuis l’âge de 4 ans, nos filles jouent avec les filles. On a aussi beaucoup de filles qui coachent des filles, comparativement à d’autres clubs », s’explique le DG, qui met l’accent sur le volume du bassin de filles qui contribuent au succès du soccer.

En 2026, le Canada accueillera la Coupe du monde. Il est permis de croire que le soccer poursuivra son enracinement en sol nord-américain, là où il est encore moins populaire que sur le reste de la planète.

« Je te dirais que c’est une superbe vitrine, autant pour les filles que pour les gars. Il y aura un engouement qui va s’ensuivre. » – Patrick Morin

S’identifier aux professionnels

Il y a une corrélation entre la santé d’un sport chez les jeunes et le fait qu’une équipe professionnelle de même discipline occupe l’espace géographique. Au hockey, l’identification est naturelle avec les Canadiens de Montréal. Au baseball, l’intérêt des jeunes a décliné lors de la décennie qui a suivi le départ des Expos de Montréal. « Nos joueurs de soccer s’identifient aux grosses vedettes comme les Messi de ce monde. Quand il y a des Québécois, que ce soit Samuel Piette à Montréal, ou le gardien Maxime Crépeau, les jeunes ont des repères plus locaux qui jouent pro dans les ligues d’Europe », souligne Patrick Morin.

Un terrain de soccer synthétique

En raison de l’ascension du soccer, des terrains de baseball se sont transformés en plateau de soccer au gré des années. Chambly fait encore partie des villes qui ne détiennent pas leur terrain de soccer synthétique. « Il y a plus de discussions qu’il n’y en a jamais eu avec l’administration municipale pour ça. On a hâte d’en avoir au moins un », fait miroiter le DG du club de soccer chamblyen. Les sites pouvant potentiellement accueillir une surface synthétique à Chambly restent à déterminer.

Accessible pour les familles

Pour une famille au revenu modeste, le soccer se veut plus abordable financièrement, comparativement à certains autres sports. Pour une paire de protège-tibias et une autre de souliers à crampons, une famille peut s’en tirer avec une dépense de 50 à 100 $. S’ajoutent 240 $ pour s’inscrire au niveau local, de mai jusqu’à la fin du mois d’août. Le coût d’inscription serait toutefois appelé à augmenter dans les prochaines années en raison des obligations que doivent respecter les associations à la suite de la dernière réforme, il y a quatre ans, de Soccer Canada. « On doit engager des employés pour gérer du staff qui donnera de la qualité sur le terrain. La réforme met le développement de l’avant et non la victoire, ce qui est une bonne chose », reconnaît M. Morin.

Les inscriptions se poursuivent pour le club au sein des catégories qui demeurent incomplètes. Au moment d’écrire ces lignes, le directeur général du club chiffrait à plus de 1900 le nombre de participants pour la saison 2022. Outre les années pandémiques, plus de 2000 joueurs s’inscrivent annuellement.

Patrick Morin ajoute qu’il est plus difficile de garder les arbitres « plus anciens ». Alors qu’il fut un temps où il roulait à 70 arbitres, c’est avec une cinquantaine qu’il doit se débrouiller en ce moment.

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