Un double de Ricardo au musée Grévin

Par Martine Veillette
Un double de Ricardo au musée Grévin
Ricardo Larrivée a maintenant sa statue de cire au musée Grévin, à Montréal. (Photo : courtoisie)

Les visiteurs du musée Grévin à Montréal pourront y voir le double du chef cuisinier et animateur, Ricardo Larrivée. La statue de cire du résidant de Chambly y a été inaugurée le 24 novembre.

« Ce qui m’impressionne le plus, c’est d’être entouré de personnes que j’admire comme Fred Pellerin, Ginette Reno et Dominique Michel », dit-il d’entrée de jeu.

Selon lui, la statue est vraiment réaliste et lui ressemble beaucoup. « Mes enfants ont dit “ On en avait un, là, on est pris avec deux! “ C’est une belle réussite », raconte le Chamblyen.

Plus d’un an s’est écoulé depuis le début de l‘aventure. Il a été jumelé avec un sculpteur qui a toute une équipe avec lui. Le principal intéressé a posé quelques heures pour que la statue soit le plus représentative. « Je crois que si elle est aussi réussie, c’est que toutes les fois qu’il a travaillé sur le visage, j’étais là », indique-t-il. Le modèle précise qu’il était prêt à poser longtemps afin que le sculpteur puisse être fier de son œuvre.

Ricardo s’est rendu à Paris pour rencontrer l’équipe. « Ils ont moulé mes mains dans une position que j’ai le plus fréquemment. Mes mains sont donc représentatives à 100 %. Pour le visage, le sculpteur doit avoir passé une centaine d’heures (dont au moins huit heures avec lui pour les finitions). Il y avait un peintre pour la peau, un spécialiste pour les yeux. Les cheveux ont été plantés un par un. Un dentiste a fait mon empreinte buccale », énumère-t-il.

L’artiste estime que ce musée permet aux visiteurs de constater la taille et les détails de chaque personnalité qui y est présentée.

Fier de Chambly

Ricardo Larrivée réside à Chambly depuis une trentaine d’années. Il est fier de sa ville et se réjouit du travail de la nouvelle mairesse Alexandra Labbé, en poste depuis le 23 juin, qu’il avait publiquement appuyée lors de sa campagne électorale. Il affirme que Chambly a été la « risée à cause (de la démolition) de la maison Boileau », il y a un an, et de l’attitude de l’ex-maire.

« Mes enfants ont dit “ On en avait un, là, on est pris avec deux! “ » – Ricardo Larrivée

« Je suis satisfait de la transition. J’ai vu la mairesse lors d’un événement et elle ne tenait pas à être sur les photos. C’est un gros changement. Il y a plus de liberté, les citoyens n’ont plus peur de poser des questions. C’est une grande victoire pour la démocratie de la Ville », soutient-il.

« Je ne veux pas interférer (dans les décisions de la Ville). Je suis un citoyen qui veut ajouter une touche de positif. Mais des fois, il faut se révolter », dit-il. Le chef cuisinier s’était notamment révolté lors de la démolition de la maison Boileau, lui qui voue un amour aux maisons anciennes. Il en a restauré plusieurs dans le Vieux-Chambly. Ricardo Larrivée souhaite que la Ville devienne un exemple en ce qui a trait au patrimoine bâti.

S’il a appuyé Alexandra Labbé, c’est parce qu’il a aimé son attitude dans toute cette histoire de la maison Boileau. « Alors qu’il y avait un climat injurieux, je ne l’ai jamais entendue dire du mal de personne ni crier. Je l’ai trouvée rassembleuse. C’est de ça dont on a besoin pour que les gens soient fiers », affirme le Chamblyen.

Télévision et produits dérivés

Le chef cuisiner est dans nos écrans depuis 21 ans, dont 18 à la barre de son émission éponyme. Un exploit pour lui, qui souhaitait le faire au moins pendant deux ans quand tout a commencé. « C’est un privilège que j’ai. Je transmets ma passion à toute une génération. Quand des personnes m’arrêtent à l’épicerie et s’excusent de me déranger, elles ne savent pas à quel point elles ne me dérangent pas », s’exclame-t-il.

Ses émissions sont tournées dans sa résidence de Chambly à raison d’une moyenne de 150 par année. « Toujours avec le même plaisir renouvelé », précise l’animateur. Il souligne avoir une équipe de 225 employés, ce qui lui permet d’être «aussi performant».

Ricardo, c’est aussi trois restaurants et boutiques, un magazine ainsi que plusieurs produits de cuisine. S’il a diversifié autant sa marque, c’est pour survivre. « J’ai perdu de l’argent à cause des Google et Facebook. Une des façons que j’ai trouvées pour rester fidèle à la philosophie de l’entreprise et pour ne pas être victime d’une mode, c’est de diversifier. C’est une question de survie à long terme pour pouvoir le transférer aux enfants », explique-t-il.

 

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