Un carnaval à Chambly

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Par Jean-Christophe Noël
Un carnaval à Chambly
Au fil des derniers mois, ils ont été nombreux, issus du réseau scolaire, à manifester à Chambly, au bureau du ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge. (Photo : archives)

Les syndicats de l’éducation affiliés à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) de la région de la Montérégie se sont mobilisés devant le bureau de comté de Jean-François Roberge, député de Chambly et ministre de l’Éducation.

Deux marches carnavalesques sous le thème « Avec le carnaval Roberge, l’éducation perd des plumes » ont eu lieu le 15 mars dernier. La première marche s’est arrêtée à 10 h devant le bureau de circonscription de la députée caquiste Chantal Soucy, à Saint-Hyacinthe. Les manifestants se sont ensuite déplacés vers le bureau de circonscription du ministre de l’Éducation Jean-François Roberge, à Chambly. « Il faut noter que, d’entrée de jeu, c’était l’ensemble du réseau en Montérégie qui était représenté : des enseignants, du personnel de soutien, des professionnels, des gens du collégial, etc. Ils sont venus rappeler l’importance d’arriver avec de meilleures conditions de travail pour améliorer le réseau de l’éducation. Malheureusement, le gouvernement continue de dire que l’éducation est une priorité mais ça ne se traduit pas dans les offres qui sont faites, notamment dans les conditions de travail du personnel », explique Éric Gingras, président du Syndicat de Champlain, personnel enseignant et de soutien.

Au cœur d’un contexte pandémique, dans l’optique de respecter les règles sanitaires, environ 200 personnes étaient présentes pour se faire entendre.

« Le carnaval Roberge »

En phase avec la thématique « Avec le carnaval Roberge, l’éducation perd des plumes », les participants ont porté des masques et des vêtements aux couleurs vives. « On a devant nous quelqu’un qui, derrière son ton jovialiste, dit qu’il a la situation en main et que l’éducation est prioritaire. Nous en avons donc ajouté en disant que nous sommes en train de nous faire plumer par ce gouvernement qui ne nous donne rien mais qui nous en enlève, car les conditions de travail sont de plus en plus difficiles, indépendamment de la pandémie », reflète le président du Syndicat de Champlain. Sur place, il n’y a pas eu de prise de contact officielle entre les syndicats et le ministre de l’Éducation.

« Nous sommes en train de nous faire plumer par ce gouvernement qui ne nous donne rien mais qui nous en enlève. » – Éric Gingras

Grève du réseau scolaire

Le risque de grève du réseau scolaire plane encore. « Il y a une volonté de mobilisation. Après un an de négociations, les gens veulent passer à autre chose et simplement améliorer les conditions de travail dans un contexte de pénurie qui n’ira pas en s’améliorant. Ce que l’on veut, c’est régler ça rapidement et ne pas avoir besoin de recourir, entre autres, à la grève. Mais, force est de constater que pour le moment, rien ne bouge », déclare Éric Gingras. À noter qu’au 31 mars, cela fera un an que la convention collective sera échue.

Réaction de Jean-François Roberge

En réaction, le bureau du ministre a écrit au journal que « le gouvernement a fait de l’éducation et de la réussite éducative des élèves du Québec une priorité; il en découle un engagement ferme du gouvernement d’améliorer les conditions de travail des enseignants ainsi que la mise en place de mesures pour améliorer la réussite éducative des élèves, mais particulièrement ceux ayant des besoins particuliers; afin de mettre tout en œuvre pour dégager dans les meilleurs délais une entente sectorielle, le gouvernement a proposé aux syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ et FAE) de modifier la composition de la table de la négociation et les a invités à s’inscrire dans une intensification; cet ajustement à la composition patronale de la table de négociation a pour objectif de tout mettre en œuvre pour dégager dans les meilleurs délais une entente sectorielle ».

Ont participé à la mobilisation les syndicats suivants : Syndicat des professionnelles et professionnels de la Montérégie (SPPM-CSQ); Syndicat de l’enseignement Val-Maska (SEVM-CSQ); Syndicat du personnel de soutien des Trois-Lacs (SPSTL-CSQ); Syndicat des professionnelles et professionnels de l’Ouest de Montréal (SPPOM-CSQ); Syndicat des professionnelles et professionnels de l’éducation des régions Richelieu-Yamaska (SPPERY-CSQ); Syndicat de l’enseignement de la région de Vaudreuil (SERV-CSQ); Syndicat de l’enseignement du Bas-Richelieu (SEBR-CSQ); Syndicat de l’enseignement du Haut-Richelieu (SEHR); Association des professeurs de Lignery (APL-CSQ); Syndicat de Champlain (CSQ); Syndicat des enseignantes et enseignants du cégep de Sorel-Tracy (SEECST-CSQ).

 

 

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