Trois mois comme ministre de l’Éducation

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Par Martine Veillette
Trois mois comme ministre de l’Éducation
(Photo : Martine Veillette)

Le député de Chambly, Jean-François Roberge, soutient qu’il poursuivra ses actions dans ses dossiers prioritaires dans sa circonscription et récoltera en 2019 le fruit de ses actions du côté de son ministère, l’Éducation.
M. Roberge a été nommé ministre de l’Éducation en octobre. « C’est super stimulant et intéressant », soutient-il d’emblée. Il ajoute que ça représente « une grande responsabilité et qu’il aime ça ». Un des changements de son nouveau poste est l’attribution d’un agent de sécurité qui le suit et qui le conduit. Le ministre n’a plus le droit de conduire.
Le député apprécie particulièrement le fait de pouvoir contribuer à toutes les sphères de décision du gouvernement. « Au Conseil des ministres, on ne travaille pas seulement sur nos dossiers, indique-t-il. J’ai mon mot à dire sur ce qui s’en vient dans les autres domaines. »
Il affirme qu’il réalisera tous les engagements pris en Éducation d’ici la fin de son mandat, soit dans quatre ans. « On a fait nos devoirs avant et on n’a pas promis n’importe quoi », assure-t-il.
Le député affirme que les employés de son ministère sont très coopératifs. « On me disait que c’était difficile de faire bouger le gouvernement, que les fonctionnaires mettraient des freins. Une fois dans le siège du conducteur, ça ne s’avère pas tellement le cas », soutient-il.

« Au conseil des ministres, on ne travaille pas seulement sur nos dossiers. J’ai mon mot à dire sur ce qui s’en vient dans les autres domaines. » – Jean-François Roberge

Pour 2019

Le ministre ne parle pas de réforme, mais de changements dans la gouvernance. M. Roberge affirme que toutes les décisions prises en Éducation sont basées sur la réussite des élèves.
D’ici le 31 décembre 2019, les commissions scolaires telles qu’on les connaît ne seront plus. Le ministre veut les transformer en Centres de services aux écoles. « L’objectif est de rapprocher les décisions d’ordre pédagogique des écoles, dit-il. On va garder un palier régional, mais aux services des écoles. »
En septembre, au moins 200 classes de maternelle 4 ans seront ouvertes. Ce nombre augmentera dans les prochaines années. M. Roberge précise que ce ne sera pas obligatoire, mais que les parents qui désirent envoyer leurs enfants pourront le faire. Un comité d’experts nommé par le ministre s’affaire à élaborer un programme. La formation du personnel et la construction ou l’agrandissement d’écoles seront faits cette année pour accueillir les petits.
La première action concrète qu’il entreprendra sera de déposer, en février, le projet de loi sur les frais facturés aux parents. Une consultation a cours sur le site du gouvernement à ce sujet. « Il faut absolument le faire parce qu’il y a un flou dans la loi, explique-t-il. Ce flou a coûté 153M$ au gouvernement. L’argent aurait dû aller aux services des élèves. Je ne peux pas me permettre que ça recommence. C’est un héritage un peu gênant de l’ancien gouvernement qui n’a pas eu le courage de le faire. »
Il compte adapter la répartition du financement aux cégeps et aux universités. Il souhaite avoir de nouvelles balises et une plus grande justice dans la façon de répartir l’argent en fonction notamment des groupes, des programmes et de son emplacement.
D’autres actions sont aussi prévues, mais il ne pouvait pas élaborer davantage pour le moment. Il ajoute que l’Éducation est la priorité du gouvernement; il est donc plus facile pour lui d’obtenir du financement.

Circonscription

Pour le comté de Chambly, M. Roberge travaillera en 2019 sur trois grands dossiers. Il veut rétablir les services au CLSC du Richelieu, aménager une gare du REM à l’intersection des autoroutes 10 et 35, en plus de rapatrier les quatrième et cinquième niveaux à l’école secondaire de Chambly. « Je ne peux pas dire quand exactement ils seront remplis, mais ce le sera dans mon mandat et je vais y travailler en 2019 », affirme-t-il.
Il mentionne être en discussion avec la ministre de la Santé, Danielle McCann, et celui des transports, François Bonnardel, pour les deux premiers dossiers. « Ils connaissant très bien mes attentes et il n’y a aucune chance que ces dossiers soient oubliés. Ensuite, il faut voir le comment et les coûts ». Pour celui de l’école secondaire, il doit prioriser les différentes demandes à son ministère. À très court terme, sans donner d’échéancier, les élèves seront scolarisés du premier au cinquième secondaire à Chambly.
Depuis sa nomination, il est allé à la rencontre d’intervenants pour son ministère. Il mentionne avoir été un peu moins présent dans la circonscription. « J’avais un retard à combler auprès des acteurs nationaux en éducation. Quand j’aurai complété ma tournée, il y aura un meilleur équilibre », estime-t-il. Son attaché précise que le député était là tous les week-ends ainsi que les lundis.

Famille

M. Roberge est également père de deux adolescentes. Ses décisions de se présenter en politique pour deux mandats ainsi que pour répondre à la demande de son chef, François Legault, se sont prises en famille. Il précise que son mariage demeure sa priorité et qu’il n’hésiterait pas à démissionner si son couple était en péril. « Avant, j’étais un mari, je le suis toujours pendant et je le serai après. C’est non négociable », affirme l’homme.
Lors de son premier mandat, ses filles fréquentaient l’école primaire. Aujourd’hui, elles sont au secondaire. Il constate une différence entre les deux. « C‘est plus facilitant, dit-il. Elles sont aussi habituées et ont une vie sociale. »

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