Tels parents, telle fille

Photo de Jean-Christophe Noël
Par Jean-Christophe Noël
Tels parents, telle fille
Louis Valois est un membre fondateur de la formation Harmonium. (Photo : (Photo : courtoisie))

La formation Le coeur en quatre se produira sur les planches du Pôle culturel de Chambly le 19 novembre prochain.

Deux membres fondateurs du légendaire groupe Harmonium font partie du quatuor. Ils sont Monique Fauteux et Louis Valois, amoureux. Julie Valois, fille du couple, et Mathieu Grégoire, guitariste et ami de longue date, complètent la troupe forgée depuis approximativement quatre ans. « C’est vraiment extraordinaire de pouvoir jouer avec les deux amours de ma vie », dépeint Louis Valois.

Le père de famille décrit Le coeur en quatre comme étant tout d’abord un groupe vocal. S’y entremêlent notamment claviers, basse et guitare. Monique, Julie et Mathieu avaient fait quelques spectacles ensemble au sein desquels ils jouaient des coups de coeur musicaux. Louis Valois a exploité son studio de postproduction pendant 25 années jusqu’en 2017. Il était davantage tourné vers l’aspect technique, plutôt que vers le rôle de musicien. « Ma fille m’a demandé si la basse, ça me tentait », reconstitue M. Valois. Ils se sont installés afin de voir ce qu’il était possible de faire comme projet : Le coeur en quatre naissait.

À ce moment, Julie vivait en haut, dans le duplex de Monique et Louis. « J’ai réinstallé mon studio dans ma cave et on a une salle de répétition », décrit, à titre d’environnement créatif, le musicien.

Des reprises de renommée

Le coeur en quatre sélectionne des chansons qui lui plaisent et fait des arrangements sur celles-ci. En spectacle, il offre des compositions d’Harmonium, mais également d’autres artistes. Ainsi, le public pourra entendre des chansons de Renée Martel, Michel Rivard, Willie Lamothe, Laurence Jalbert, Gilbert Bécaud, Pierre Flynn et plusieurs autres. « On s’approprie un peu ces chansons-là et on y met notre saveur », résume Louis Valois.

« C’est vraiment extraordinaire de pouvoir jouer avec les deux amours de ma vie. » – Louis Valois

Racines québécoises

Le spectacle, à racines québécoises, intègre aussi des chansons de la francophonie d’outremer. Le concert thématique s’intitule De la chambre au salon, titre d’une plage musicale du tout premier album éponyme d’Harmonium paru en 1974. La chanson, « peu connue », a été reprise dans le spectacle du Cirque Eloize. Au total, 21 acrobates et danseurs, dans un univers rempli d’effets visuels, y performaient dans une ambiance aux couleurs d’Harmonium. « L’idée derrière ce nom, c’est que l’on se retrouve à la maison, les quatre avec le public, et on voyage à travers chacune des pièces. Chacune des pièces provoque des chansons », met en contexte M. Valois.

Harmonium

La formation Harmonium a marqué particulièrement une génération au Québec. Les enfants de cette génération ont à leur tour grandi sur cette trame de fond musicale. L’empreinte du groupe est majeure. Louis Valois le dit avec humilité, sans prétention. Il n’est pas rare, en spectacle, qu’il se fasse rappeler la place significative prise par la musique d’Harmonium dans la vie des gens. « Je suis toujours étonné. Il y a un engouement encore pour ça », confie-t-il. De leur côté, Julie et Mathieu jouent depuis dix ans dans un groupe hommage à Harmonium. Julie joue le rôle de sa mère, Monique. Mathieu, quant à lui, joue le rôle de Serge Fiori. 

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