Survivre sans subventions gouvernementales

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Par Jean-Christophe Noël
Survivre sans subventions gouvernementales
La SPCA Montérégie a amassé plus de 36 000 $ lors de sa levée de fonds, sa seule entrée pécuniaire importante. (Photo : courtoisie)

Le plus gros événement de l’année pour la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) Montérégie, basée à Sainte-Angèle-de-Monnoir, est sa collecte de fonds qui s’est déroulée le 8 septembre.

L’organisme ne recevant ni argent du provincial, ni argent du fédéral, cette levée annuelle est pratiquement la seule entrée d’argent pour le refuge, au sein duquel principalement chats et chiens trouvent asile. Ce sont 36 000 $ que l’œuvre caritative, qui dépend des dons du public, a accumulés en cette journée festive où l’homme et la bête se côtoient dans la camaraderie, le respect et l’amour.

Cet argent, il servira à régler les factures des soins vétérinaires, les salaires des employés, la nourriture des animaux, les diverses fournitures pour les pensionnaires et, bien entendu, à couvrir les dépenses inhérentes à un bâtiment tels les taxes, le téléphone, le chauffage, etc.

Amour des animaux

Avec si peu de moyens et tant de besoins, il faut les aimer, les animaux, pour que subsiste l’organisme.

« Nous avons fondé la SPCA Montérégie en 1989. Nous avons fait quelques places et depuis 1996, nous sommes installés dans une ancienne ferme à Sainte-Angèle-de-Monnoir », relate Linda Robertson, fondatrice et directrice des lieux.

« Si un animal n’est pas adopté par une famille, il vivra sous notre gîte toute sa vie et nous le gâterons. » – Anna Hayes

« Quand j’ai commencé, il n’y avait pas de SPCA sur la Rive-Sud. C’était des compagnies privées qui offraient aux villes de s’occuper des animaux errants à moindre coût. Les villes se déresponsabilisaient et ne procédaient à aucune inspection. Il se passait des choses atroces », avance Mme Robertson.

Histoires d’horreur

Ce que raconte ensuite la fondatrice de la SPCA, qui est équipée d’une trentaine de bénévoles et d’environ huit employés, heurte la sensibilité.

« Les animaux étaient tués d’atroces façons. Ça pouvait être dans des chambres à gaz, des chambres de décompression ou par électrocution. J’ai su que je devais intervenir et fonder cette entité. »

Pas d’euthanasie

Faisant partie des quelques refuges au Québec ne pratiquant pas l’euthanasie, SPCA Montérégie a pour but d’aider et de donner une seconde chance aux animaux abandonnés, négligés ou battus.

« Si un animal n’est pas adopté par une famille, il vivra sous notre gîte toute sa vie et nous le gâterons », avance de bon cœur Anna Hayes, bénévole depuis près de cinq ans au refuge.

La SPCA Montérégie s’étend du fleuve Saint-Laurent jusqu’aux Cantons-de-l’Est d’un côté, et des frontières américaines jusqu’à Sorel-Tracy de l’autre.

Dans une année lourde en termes de mandats, c’est à plus de mille animaux qu’elle porte secours : chiens, chats, chèvres, moutons, chevaux, cochons, etc.

 

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