Un surplus de 2,7 M$ pour Carignan

Un surplus de 2,7 M$ pour Carignan

Carignan se dote désormais d’une politique de gestion des surplus.

Crédit photo : archives.

La municipalité de Carignan termine l’année financière 2017 avec un surplus qui s’élève à 2 785 277 $.

« Le surplus vient des droits de mutation et des nouvelles constructions », rapporte le maire Patrick Marquès en entrevue au sortir de la dernière séance du conseil municipal.

Le rapport financier au 31 décembre 2017 démontre un budget de fonctionnement de 17 706 038 $ alors que les charges, elles, sont de l’ordre de 14 920 761 $.

L’impôt foncier constitue la plus grosse part des revenus avec 13,4 M$ alors que la municipalité s’attendait dans son budget 2017 à 12,7 M$.

Au chapitre des dépenses, entre autres, l’administration générale retient 2,4 M$, la sécurité publique 2,7 M$, l’hygiène du milieu 3,6 M$. La dette à long terme est de 27,9 M$

Politique de gestion des surplus

Afin de donner une suite à l’adoption de la politique de gestion des surplus, l’administration affecte d’emblée 680 000 $ à la dette à l’ensemble à même le surplus qui a été dégagé.

Devant les élus et l’auditoire, Patrick Marquès a parlé d’une « gestion de prévoyance et de prudence afin d’assurer un coussin de sécurité en cas d’urgence. Que la Ville ait la capacité d’autofinancer des projets sans aller avec un règlement d’emprunt ou dans le fonds de roulement ».

Au Journal de Chambly, le maire précise encore plus ses pensées : « les surplus vont servir à bon escient pas pour des projets ponctuels. Les surplus étaient utilisés selon la bonne volonté du conseil. »

« Dorénavant nous solliciterons les citoyens pour les dossiers importants. » – Le maire Patrick Marquès

Plus tôt, le maire a énuméré les priorités :  « les aménagements des parcs, les travaux routiers souterrains, l’amélioration de la qualité des services, le nettoyage des fossés, le décloisonnement du secteur centre et Carignan-Salières et la sécurité routière ». Et d’ajouter que son administration devra s’occuper du « programme d’entretien des infrastructures, car négligé par le passé  ».

« Les années prochaines seront déterminantes (…) Dorénavant nous solliciterons les citoyens pour les dossiers importants ainsi que pour les priorités sectorielles afin que nos investissements respectent la volonté majoritaire. »

Deux démissions de suite

Christine Ménard, chef de division urbanisme quitte son poste, ainsi que la conseillère en environnement et développement durable, Nathalie Landry. Deux démissions qui font suite à trois autres départs ou abolition de poste survenus au cours des derniers mois.

À ce sujet, le maire reçoit ces départs avec philosophie et une certaine fierté que ces administrateurs passent par Carignan avant. « Les gens peuvent choisir d’aller dans d’autres endroits; c’est un cheminement de carrière et Carignan est une belle école. Ce n’est pas la première fois que ça nous arrive. »

Le maire cite l’entourage du milieu d’urbanisme pour dire que celui-ci vit « une pénurie (d’urbanistes); les chasseurs de têtes viennent les chercher. Les gens qui viennent à Carignan sortent des écoles, on les forme, acquièrent de l’expérience puis ils sont sollicités par d’autres villes ».

Patrick Marquès exclut tout lien du départ du chef de division urbanisme avec le projet testé par la Ville, soit la méthode de gestion empruntée au privé, le Lean Management qui « assure des résultats optimaux au niveau du traitement des plaintes et requêtes ».

D’autres échos

La pointe nord de l’île aux Lièvres, communément appelée l’île au Foin, fait l’objet d’une demande auprès du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des de la Lutte contre les changements climatiques pour qu’elle soit déclarée réserve naturelle.

Question :

Croyez-vous que l’île sera intouchable à jamais ?