Steve Barry, homme caméléon

Par andrecorbeij
Steve Barry, homme caméléon

Auteur, compositeur, interprète, producteur et comédien, le Chamblyen Steve Barry a enfilé plusieurs chapeaux au cours des 25 dernières années. Il n’y a pas une semaine qui passe sans qu’il soit sur une scène à chanter où sur un plateau de tournage comme

Et dans ce créneau, les dernières années auront été faste. Il a notamment participé au tournage de X-Men : Days of futur past, Nine Lives, Warm Bodies, Blue Moon,  une nouvelle série télé qui met en vedette Karine Vannasse et Caroline Dhavernas. En septembre, on pourra le voir dans The Walk, le prochain film de Robert Zemckis.

L’homme à la caméra

Depuis quelques années, Steve est identifié comme caméraman sur sa fiche descriptive de casting.

«Je suis un peu devenu, bien malgré moi, la référence pour ce rôle. L’été dernier, je rentre dans un cinéma et sur trois des 5 films à l’affiche, je jouais un caméraman: X-Men, Le Vrai du Fauxet Les maîtres du suspens! », lance Steve en riant.

Autre rôle pour lequel il est souvent appelé : le zombie. «C’est probablement parce que j’ai un crâne facile à maquiller», blague-t-il.« Je m’attends un de ces quatre à ce qu’on m’appelle pour personnifier un zombie caméraman!»

Steve est figurant à temps partiel.  Il travaille de 9 à 5 dans le domaine de la téléphonie et son ancienneté lui permet de se libérer pour ses engagements cinématographiques.

« Quand je fais un tournage, je déplace mon salaire. Une autre personne me remplace au bureau. Pour moi, faire de la figuration me permet de briser la monotonie du 9 à 5. Mon travail régulier me permet de garder un pied dans la réalité et m’assure un revenu stable. Le métier de figurant me permet de m’évader et de rêver et de vivre des choses que je m’étais promises quand j’étais jeune. Je voulais être acteur et chanteur», explique Steve.

« Tout le monde peut devenir figurant »

Selon lui, tout le monde peut devenir figurant au cinéma. Son parcours l’a amené tout d’abord à suivre des formations qui lui ont permis de devenir membre de l’Union des artistes (UDA). «À partir de là, ton nom et ta figure commencent à circuler dans les officines», lance ce dernier.

«Je suis également membre de l’ACTRA, le pendant anglais de l’UDA. Ce qui me permet d’augmenter mes chances de me faire engager sur les plateaux. Mais je pense qu’il faut aussi tenter sa chance même si on n’est pas membre d’une union. Si tu es crédible, les portes peuvent s’ouvrir pour toi », lance Steve.

La première figuration de Steve remonte à 1989 sur le film Day One, qui raconte l’histoire de Robert Oppenheimer et la création de la bombe atomique. Steve y jouait le rôle d’un scientifique.

Si la satisfaction de participer dans de grosses productions hollywoodiennes  est grisante pour Steve, il arrive que sa présence sur le produit final soit brève.

« Le rôle de figurant est un rôle de mobilier humain et souvent muet. On n’apparaît qu’une fraction de seconde dans un plan. À d’autres moments, on a tout le temps désiré pour se reconnaître. J’ai fait le saut quand je me suis vu sur l’écran géant du cinéma Guzzo en zombie dans le film Warm Bodies. J’ai eu tout un pincement au cœur !», raconte Steve.

Parmi les plus belles expériences de tournage, Steve retient sa rencontre avec l’acteur britannique Nicolas Hoult (X-Men, About a Boy).

« Je n’avais pas vu ma fille depuis 6 ans, et je savais qu’elle aimait beaucoup Nicolas Hoult. Sur le tournage de X-Men et au risque de perdre ma job de figurant, je suis allé voir l’acteur pour lui demander un autographe personnalisé pour ma fille. Grâce à cet autographe, j’ai pu rencontrer ma fille pour lui remettre. Pour moi, ç’a été le plus beau cadeau que le cinéma m’a apporté.

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