Stéphane Robichaud : candidat conservateur dans Beloeil-Chambly

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Par Chloé-Anne Touma | Initiative de journalisme local
Stéphane Robichaud : candidat conservateur dans Beloeil-Chambly
Stéphane Robichaud, candidat conservateur dans Beloeil-Chambly. (Photo : Chloé-Anne Touma)

Dans le cadre des élections fédérales, qui se dérouleront le 20 septembre, le Journal de Chambly s’entretient chaque semaine avec l’un des quatre candidats des partis dominants de la circonscription de Beloeil-Chambly. Pour cette deuxième édition, Stéphane Robichaud, candidat du Parti conservateur du Canada (PCC) répond à nos questions.

Parlez-nous un peu de vous.

Je réside en campagne, à Saint-Cyprien-de-Napierville. J’ai grandi à Saint-Hubert, et ai été baptisé à Saint-Mathias-sur-Richelieu. Ma famille est établie en Montérégie depuis 1945. Je suis de descendance acadienne.

Je suis CPA et détenteur d’un baccalauréat en comptabilité et de deux DESS (en fiscalité et en gestion) du HEC. J’ai ma pratique comptable personnelle à La Prairie, entamée en 2007. J’étais candidat pour la CAQ en 2012 à Ungava, en 2014 dans Vachon, en 2019 j’étais candidat conservateur dans Longueuil-Charles-LeMoyne. J’ai certes beaucoup d’expérience de campagne, mais chaque campagne est différente. Je suis ancien souverainiste mais l’ai été par souci de protection de la langue française. Avant les années 90, j’étais au Parti québécois, puis ensuite, j’ai été à l’ADQ pour le référendum de 1995.  Je suis parfaitement bilingue et ai travaillé au sein de firmes anglophones.

Je suis un gars de famille. J’ai monté ma pratique privée pour être plus souvent auprès de mes proches. Je suis marié et père de cinq enfants âgés entre 11 et 23 ans. La plus vieille travaille avec moi, c’est le fun. La politique intéresse mes enfants un peu. Comme pas mal de jeunes de leur génération, ma fille est un peu plus attirée par Québec solidaire, mais je suis en train de la convertir. Elle est très intelligente et on a de belles conversations. Je suis également grand-papa d’un bébé COVID, depuis le mois d’août de l’année passée. Je n’ai pas vu ma petite-fille pendant six mois en raison de la pandémie. J’ai un beau grand fils qui a l’air d’un dieu grec. Il est aussi dysphasique et souffre d’un TDAH et d’un TSA, ce qui fait que la cause des personnes handicapées en est une qui m’interpelle.

Quels sont vos engagements en matière d’économie locale?

Il faut fabriquer plus, être plus productif. Il faut que la production rattrape la masse monétaire, et pour cela, il faut créer des services, avoir des projets, comme élargir les routes. Il faut que les gens travaillent et produisent plus. L’un des enjeux économiques de la circonscription réside dans le fait que Chambly est enclavée, et le problème de circulation est en train de s’étendre aux autres municipalités de la circonscription. L’autoroute 10 n’a pas été prévue pour cela. En ce moment, c’est une route provinciale, mais j’estime que le fédéral doit s’impliquer pour l’améliorer. Quand au REM, l’engagement fédéral va suivre car ça relève du transport en commun, et je m’engage à honorer ces engagements et à pousser pour qu’il y en ait davantage.

Et en matière de relance économique après la pandémie?

En termes de pandémie, on a une pénurie de main-d’œuvre, des gens qui sont sur la PCRE et qui ne veulent pas travailler. Il faut arrêter ça. Ce ne sont pas les gens qui sont malhonnêtes de ne pas aller travailler. C’est au gouvernement qu’il faut reprocher d’encourager cette désertion. L’être humain est économiquement censé. Si aujourd’hui, on lui donne un poisson, il n’ira à la pêche que le lendemain. C’est logique.

Ce serait mieux géré par les conservateurs?

C’est sûr que c’est notre pitch de vente. Les conservateurs ont toujours eu la réputation de serrer les cordons aux libéraux, qui eux, ont celle de dépenser à outrance. Mais il ne faut pas véhiculer que nous, les conservateurs, allons nous mettre à couper dans les dépenses, au contraire. Toutefois, au lieu d’injecter de l‘argent pour encourager les gens à ne rien faire, nous le ferons pour aider les entreprises afin qu’elles puissent embaucher. Nous allons probablement dépenser comme jamais, juste pour relancer l’économie, mais intelligemment, avec un résultat de productivité.

Où vous situez-vous par rapport à l’immigration?

Pour moi, l’immigration au Québec devrait relever de la compétence du Québec, tout simplement. Vu la situation particulière de la province et son caractère distinctif, du fait que le français y soit à risque, il faut que le Québec bénéficie de plus de pouvoir décisionnel quant à la manière dont l’immigration s’y fait. Il lui faut plus de pouvoir, mais aussi plus de fonds pour mettre en place des dispositifs en ce sens, afin que les immigrants en connaissent la réalité distincte et s’y adaptent vraiment.

Quels enjeux environnementaux et agricoles retiennent votre attention?

L’environnement et l’agriculture m’importent, et je demeure en campagne. L’industrie alimentaire doit être subventionnée pour fonctionner face au marché américain. L’environnement est économiquement rentable. Plus on élimine les ressources que l’on exploite, plus elles sont rares et plus leur prix monte. En même temps, il faut comprendre la pression que le libre-échange exerce sur les cultivateurs, tout en rendant l’agriculture rentable. Un député doit savoir faire de l’arbitrage, et j’en suis capable.

Qu’en est-il de la préservation des cours d’eau?

Je me mettrais sur le cas du système de traitement d’eau et de revitalisation des infrastructures. Empêcher le déversement d’eaux usées serait une priorité, et c’est inscrit au programme. Interconnecter les villes au niveau du système de traitement d’eau peut être une solution pour laquelle je travaillerais.

Devrait-on mieux financer les organismes environnementaux de la région?

Mon travail de député sera d’aller chercher des chèques, mais pour cela, il faut qu’ils amènent des projets pertinents et réalistes.

Qu’espérez-vous pour cette campagne?

Faire connaître le mouvement conservateur aux électeurs, qui nous connaissent moins.

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