Chambly : membre du jury aux feux d’artifice de La Ronde

Le Chamblyen Yanick Gagnon a été sélectionné pour faire partie du jury des feux d’artifice Loto-Québec de La Ronde.

Yanick Gagnon a répondu à l’appel à tous lancé par La Ronde. L’objectif était de faire partie des membres du jury qui évaluent et notent les fameux feux d’artifice Loto-Québec qui se déroulent au parc d’amusement. « Depuis que je suis jeune, j’aime les feux d’artifice et ça m’a toujours impressionné. J’y allais même dans le temps où l’on pouvait se stationner sur le terreplein de la route 132 », se souvient-il en riant.

Diversité dans la sélection

Au printemps, il a envoyé une lettre d’intention afin de vendre sa candidature. Sur 400 profils, un premier retranchement s’est opéré, rétrécissant le spectre à 50 individus. Ceux-ci ont été passés en entrevue. À la fin du processus, un jury de 19 personnes, composé dans un souci de représenter toutes les tranches d’âge et de sexe, a été formé. Cette année, l’aînée était âgée de 88 ans, alors que la cadette en avait 18.

Être membre du jury implique tout d’abord une formation. Un peu avant le début de la série d’événements, Yanick Gagnon a été convoqué à La Ronde. En une journée, on lui a transmis diverses notions relatives aux feux d’artifice. Il faut également être disponible pour assister aux huit représentations qui se déroulent pendant l’été. 

Il est possible de faire deux mandats à vie pour être membre du jury. Il faut toutefois que quatre ans s’écoulent entre deux mandats. L’engagement se fait de façon bénévole. 

Cinq critères

Pour noter, les membres du jury se réfèrent à cinq critères officiels : pièces pyrotechniques, synchronisation, bande sonore, conception technique et conception pyromusicale. Selon son évaluation, Yanick Gagnon a inscrit les points accompagnés de commentaires appuyant ceux-ci.

Il affirme que son sens critique s’est raffiné au fil de la progression des feux. « C’est fou comme tu ne regardes plus les feux comme avant. Tu remarques les erreurs ou les efforts », nuance-t-il. Les jurés ne peuvent pas se parler entre eux avant de remettre leur feuille de pointage aux responsables, Denis Lono et Kevin Coquart. À noter que ce dernier est aussi un Chamblyen.

« Avant tous les feux, ils effectuent un retour sur les évaluations précédentes pour nous guider », indique M. Gagnon. Avant la révélation des gagnants à la toute fin, le contact avec les artificiers est proscrit.

Pour ces artisans de la pyrotechnie, une trentaine de minutes de feux d’artifice peut représenter un investissement allant de 200 000 $ à 300 000 $. « Quand ils nous ont dit ça à la formation, tu te rends compte que tu dois prendre ça moindrement au sérieux », convient M. Gagnon. 

Les Ex en feu

Une communauté se tisse entre les anciens membres du jury, qui s’accumulent au rythme des années. Depuis 2019, un groupe nommé « Les Ex en feu », d’environ 175 personnes, s’est créé. « Ça devient comme une sorte de famille. On demeure soudés », révèle Yanick Gagnon. Des activités entre eux s’organisent et le lien perdure ainsi.

Trois premières positions

Le 31 juillet marquait la fin des feux. Parmi les huit nations impliquées, la France a remporté la palme. La Suisse a suivi et l’Italie a complété le podium. « La France et la Suisse étaient effectivement dans mes choix », confirme le principal intéressé. Pour ces gagnants, c’est un monde d’ouverture qui s’offre à eux quant à faire scintiller leurs prouesses à l’échelle internationale.