Chambly : Les Boys de Chambly à Prague
Les hockeyeurs de l’équipe du Délires et Délices (DD), dont certains viennent de la Ligue du jeudi et du mardi à Chambly, disputeront quatre rencontres en continent européen, alors que s’organise pour eux une tournée en Tchéquie.
L’histoire rappelle le scénario du film Les Boys II. Dans cette comédie réalisée par Louis Saïa, l’équipe bien connue des Québécois se rend en France pour participer à un tournoi amateur international.
Cette fois, ce sont Les Boys de la Ligue du jeudi et du mardi à Chambly qui ont monté une équipe en vue de traverser l’océan Atlantique. Sous l’emblème de la microbrasserie locale, les joueurs disputeront quatre rencontres en Tchéquie. Du 2 au 5 décembre prochains, ils affronteront quatre équipes différentes, dans autant de villes distinctes, en banlieue de Prague.
Autour d’une bière
L’idée a émergé autour d’une bière, lors d’un après-match, au DD. Yves Pinet, capitaine de l’équipe, a évoqué le sujet en exposant ses expériences passées, qui regroupent voyage et hockey à l’étranger. « Les étincelles se sont allumées dans les yeux des boys », identifie-t-il.
Martin Hamel, joueur et organisateur de l’événement, révèle que la préparation est en branle depuis au moins un an et demi. Pour ce faire, l’équipe a eu recours au savoir-faire de Hockey International. Il s’agit d’une entreprise qui se spécialise dans l’organisation de tournois de hockey à l’échelle mondiale. Depuis quatre décennies, elle a fait voyager plus de 40 000 hockeyeurs vers des destinations aussi diverses que Honolulu (Hawaii), Prague (Tchéquie), Fort Lauderdale (États-Unis), Château D’Oex, Zurich, Lugano (Suisse), Munich, Düsseldorf et Garmisch-Partenkirchen (Allemagne), Bolzano et Rome (Italie), Chamonix, Méribel, Albertville et Nice (France), Nassau (Bahamas) et San Juan (Puerto Rico).
Sur des patinoires européennes
C’est bien connu dans la Ligue nationale de hockey (LNH), quand un Européen arrive en Amérique, il doit vivre une période d’adaptation en raison de la différence de dimension entre les glaces. Une patinoire olympique est plus large que celles de la LNH. Les dimensions sont d’environ 200 pieds sur 85 pieds pour la LNH, tandis que les patinoires olympiques mesurent environ 200 pieds sur 100 pieds. Cette différence de largeur peut entraîner la création d’un jeu plus ouvert sur les patinoires olympiques. À trois reprises, les hockeyeurs d’ici joueront sur des patinoires de taille olympique.
En matière de calibre, les profils des joueurs qui s’opposeront devraient permettre des joutes équitables. Si tel n’était pas le cas, des ajustements auraient lieu sur le moment. « On va là pour torcher. On ne va pas là en touristes! », expriment à la blague les deux hommes, conscients de porter sur leurs épaules le poids de la réputation canadienne en matière de hockey.
Là-bas, comme le veut la coutume du hockey de la belle époque, les joueurs qui ne sont pas accompagnés de leur conjointe séjourneront avec un cochambreur. La possibilité d’un couvre-feu a été soulevée. Toutefois, la notion de devoir le respecter n’a pas été convaincante.
Échange culturel
Au-delà du sport, il y aura l’échange culturel. Les joueurs laisseront au vestiaire la rivalité et souperont avec les adversaires après les parties. Les gars du DD remettront une conserve de sirop d’érable à tous les joueurs qu’ils affronteront en guise de symbole associé à l’identité nationale et au patrimoine.
Si Les Boys du film se ramassent à la brasserie Chez Stan pour refaire le monde après leurs parties fictives, les boys de Chambly, eux, en auront pour longtemps à revisiter ensemble ce souvenir sportif, autour d’un rafraîchissement au DD.
