Chambly : le combat récréatif, une nouvelle option sportive
Le Chamblyen Justin Girard a remporté le titre dans sa catégorie de combat récréatif lors du tournoi de Varennes. La discipline commence à faire des émules dans la province.
« Depuis la fin de la pandémie, je me promène dans la région pour proposer le combat récréatif. J’ai écrit les règles à cette époque et depuis, je le propose dans les écoles et le milieu communautaire. » Alex Girard a lancé cette activité et a même organisé un tournoi récemment à Varennes, lors duquel Chambly s’est démarqué en terminant à la troisième place avec notamment le jeune Justin Girard, qui a remporté la compétition dans le domaine du combat à une arme.
Donnez aux enfants des armes et laissez-les se battre tout en laissant libre cours à leur imagination. C’est l’esprit du combat récréatif, sauf que, bien entendu, les armes utilisées sont en mousse et totalement inoffensives. Le combat récréatif est une idée d’Alex Girard, qui a commencé à développer son concept dans les écoles de la Montérégie. « C’est un sport que j’ai fondé en 2009, explique-t-il. Plus jeune, je pratiquais le karaté. J’avais aussi de fausses armes pour batailler avec des amis. Je participais à des jeux de rôle grandeur nature. Mon univers était le théâtre immersif médiéval fantastique. »
Cette activité permet de jouer un rôle dans un scénario durant plusieurs heures, même des jours. On peut incarner un magicien, un guerrier, un druide ou un lutin. « On y pratique les arts martiaux médiévaux tels que le combat à l’arme ou celui à l’épée, poursuit Alex Girard. On apprend le maniement des armes dans un contexte très sécuritaire. La stratégie et les règles sont plus importantes que le talent. »
Du sport pour tous
Le combat récréatif est né de ce monde, mais pas uniquement. « Ce sont souvent des jeux de groupe comme le ballon-mémoire que j’ai adapté, poursuit l’instigateur de ce nouveau sport. C’est une activité ludique sans se prendre au sérieux. Mais que l’on ne s’y trompe pas, c’est une activité exigeante sur le plan cardiaque. On permet d’offrir un sport sans être réellement un sport. »
Ainsi, le public touché n’est pas forcément des sportifs de base. « On attire toutes sortes de jeunes, poursuit Alex Girard. Les neurodivergents peuvent s’y retrouver. Même les geeks, qui sont davantage attirés par les jeux vidéos genre Warcraft, doivent faire du sport et pourraient s’épanouir. Les parents sont heureux de voir que leurs enfants bougent. L’important est qu’ils s’amusent. Ce n’est pas grave de perdre, car si l’on gagne toujours, le jour où l’on perd, on doit revoir toute la stratégie. »
Renseignements : https://ordreducombatrecreatif.com.


