Chambly : l’ambition d’Émilien Balard

Émilien Balard s’est fait remarquer lors du récent Championnat canadien junior d’haltérophilie en se hissant à la cinquième place. Le représentant de l’école secondaire de Chambly vise désormais les Championnats mondiaux juniors à moyen terme.

Avec un poids de 78 kilos à l’arraché et de 104 kilos à l’épaulé-jeté, Émilien Balard a terminé cinquième lors du récent Championnat canadien junior d’haltérophilie dans la catégorie des -70 kilos. « Je ne m’y attendais pas du tout, confie-t-il. L’année dernière, j’avais terminé 17e et je n’éprouvais pas la sensation d’avoir fait beaucoup plus cette fois-ci. La performance est meilleure, mais je n’avais pas ce ressenti. » 

Aussi, le Carignanois assure pouvoir faire mieux. « En réalité, ma performance est moyenne, mais je ne suis pas déçu. J’avais mal dormi la veille et le stress était présent. Malgré tout, je suis content de cette cinquième place. »

À 17 ans, Émilien Balard a intégré l’haltérophilie dans son quotidien. Et l’adolescent y est heureux. « L’haltérophilie m’a amené une éthique de travail, ce qui m’a permis aussi de rester concentré à l’école. Oui, j’ai conscience que j’effectue des sacrifices.

L’haltérophilie me demande beaucoup de temps, au détriment de mes amis. Mais j’aime ce côté compétitif et le fait de repousser ses limites. C’est pourquoi j’apprécie ce sport. »

Aussi, l’élève de l’école secondaire de Chambly vise haut. Et cela commence rapidement. « À court terme, je veux gagner les championnats canadiens. Ensuite, ce serait de participer aux Mondiaux juniors. Mais pour le moment, j’y vais au jour le jour, car je suis blessé au dos actuellement. »

Cette passion pour l’haltérophilie n’est pas anodine. C’est même une tradition familiale. « Ma mère et ma grande soeur en font, poursuit-il. J’ai essayé en parascolaire et j’ai continué. Auparavant, je m’entraînais à Brossard, mais cela demandait beaucoup de temps sur la route. J’ai donc changé de club pour me rendre à Saint-Hubert. »

Si sa passion est l’haltérophilie, le Carignanois envisage complètement autre chose pour son avenir professionnel. « Je veux étudier en navigation pour devenir capitaine de marine marchande ou bien d’un bateau de tourisme. »