Chambly : la Victoire de Montréal, pour les p’tites filles
Peu de temps avant l’Halloween, des joueuses de la Victoire de Montréal, de la Ligue professionnelle de hockey féminin (LPHF), ont fait une incursion à la Ferme Guyon de Chambly. Avec leurs partisans, elles ont décoré des citrouilles.
La Ferme Guyon de Chambly a reçu de la grande visite. Quatre joueuses de la Victoire de Montréal y ont effectué un bain de foule dans le cadre d’une activité liée à l’Halloween.
C’est le cas de Jade Downie-Landry, qui a vécu cinq ans à Chambly. « Créer des relations avec les partisans, c’est super important. Venant de la Rive-Sud, près de Montréal, quand j’ai vu cette opportunité, j’y suis allée! », établit la hockeyeuse. Hors du hockey, elle enseigne à la commission scolaire de Riverside. Lors de la séance d’autographes, elle raconte avoir reconnu de nombreux visages. « Je disais à des petites filles « Hey, je te connais! ». Elles devenaient toutes mêlées. Puis, ça cliquait dans leur tête et elles faisaient le lien », décrit-elle.
Un nouveau chapitre
La femme de 30 ans entame un nouveau chapitre de sa carrière professionnelle alors qu’elle a signé, cet été, avec l’équipe montréalaise. La LPHF existe depuis deux ans. La joueuse s’alignait alors avec les Sirens de New York, formation qui l’avait initialement repêchée. En deux campagnes, l’équipe new-yorkaise n’a pas su se tailler de place en séries éliminatoires à l’issue de la saison régulière. « Ça a été de belles années, même si l’on n’a pas terminé où on le voulait au classement. J’ai eu du plaisir et j’ai beaucoup appris. Je suis vraiment reconnaissante », indique la sportive.
Retour au bercail
Ce contrat avec la Victoire signe son retour au bercail. La femme, native de Montréal, portera les couleurs locales.
« C’est vraiment excitant. À l’intérieur de moi, j’ai toujours voulu jouer à Montréal. C’est ma maison. J’y suis attachée et ma famille est ici », affirme Jade Downie-Landry.
Elle souligne la particularité des partisans de la métropole. « On est une ville qui aime et qui supporte le hockey », estime-t-elle. Elle confie que, même à New York, elle regardait tous les matchs de la Victoire. « Quand je regardais leur match d’ouverture, je me disais que j’aimerais vivre ça un jour. Je savais que je voulais y jouer, éventuellement », reconnaît franchement l’attaquante. Pour les membres de sa famille, ça réduit de beaucoup le voyagement pour assister aux parties de leur joueuse favorite. « Contre Montréal, elle (la famille) était seule avec des chandails de New York. Elle se sentait un peu intimidée. Elle va se sentir mieux avec la merch de la Victoire », entrevoit la joueuse.
Elle a vécu ses années postsecondaires à Montréal. À titre de hockeyeuse, elle a connu de florissantes années au collège Dawson, ainsi qu’à l’Université McGill. Après 54 rencontres à New York, dans lesquelles elle a amassé 12 buts et 19 points, elle souhaite avoir un « impact positif » offensivement avec la Victoire. « À New York, j’ai pu pratiquer mon jeu défensif. Je pense que je peux être utile dans les deux sens de la glace. Mais j’ai quand même un côté offensif que je peux mettre sur la table », nuance celle qui demeure désormais à Saint-Jean-sur-Richelieu.
Vers les séries
Lors de la première saison, la Victoire a terminé deuxième au classement général. Elle a ensuite fini première lors de la deuxième campagne. Tout indique que Jade Downie-Landry vivra enfin ses premières séries éliminatoires dans la LPHF. « J’ai hâte d’y goûter. On joue pour gagner le trophée à la fin de l’année. C’est sûr que c’est dur à avaler quand, deux ans de suite, on ne se rend pas en séries. Mais il va falloir travailler pour, car rien n’est donné dans cette ligue », avance-t-elle avec prudence.
La meilleure au monde
Jade Downie-Landry jouera dans le même vestiaire que celle que certains surnomment The GOAT (Greatest of All Time), Marie-Philip Poulin. Pour plusieurs, elle est la meilleure joueuse à avoir existé. Depuis quelques étés, Downie-Landry s’entraîne avec Poulin. « Juste en pratique, je la regarde tout le long, admet la Johannaise en riant. Son éthique de travail, même si elle est The GOAT, est irréprochable. Elle travaille vraiment fort et veut s’améliorer à tous les aspects. Elle a une coche sur tout le monde et rend celles autour d’elle meilleures, et l’on veut être meilleure pour elle. Elle fait partie des raisons qui expliquent le succès de la Victoire. »
Engouement au féminin
La LPHF a débuté avec six équipes (Montréal, New York, Boston, Toronto, Ottawa et Minnesota). Cette saison, deux concessions s’ajoutent, en Vancouver et Seattle.
L’engouement persiste pour le hockey féminin et chaque athlète y joue un rôle d’ambassadrice. « Ça nous démontre la progression du hockey féminin. Quand on voit le soutien et l’amour des partisans et des p’tites filles qui viennent voir nos games, ça démontre que l’avenir est encourageant.
On veut que ça continue à grandir et s’assurer de la pérennité. On aime ce que l’on fait, mais, au-delà de tout, on joue pour celles qui s’en viennent », convient Jade Downie-Landry.
Le premier match de l’équipe aura lieu le 23 novembre, à Boston. « J’ai hâte de porter le chandail de la Victoire pour la première fois. Je pense au match d’ouverture beaucoup trop souvent et à vivre cette énergie et cette électricité », exprime d’un sourire communicatif la joueuse.
