Chambly : la recrue championne avec les Carabins de Montréal
La Chamblyenne Maïka Sanesac a contribué à ce que son équipe de soccer féminin, chez les Carabins de l’Université de Montréal, soit sacrée championne universitaire au pays.
Avant d’être championnes au pays, les joueuses de soccer de l’Université de Montréal ont dû se départir de l’équipe de l’Université Laval.
Alors que le match semblait se diriger vers une période supplémentaire, deux recrues se sont levées à la 87e minute pour briser l’égalité de 0 à 0. Maïka Sanesac, milieu de terrain, a tout d’abord lancé la balle à sa coéquipière Gabrielle Côté, qui s’est échappée seule derrière la défense adverse, avant de déjouer la vigilance de la gardienne de Québec. La Chamblyenne n’était pas rassasiée. Elle a elle-même doublé l’avance des Carabins cinq minutes plus tard, dans les arrêts de jeu, en bloquant un dégagement de la gardienne du Rouge et Or. Le ballon a ensuite poursuivi sa trajectoire jusque dans le but. « Je n’ai pas joué longtemps, mais j’ai su faire la différence. Donc, ça veut beaucoup dire. J’ai réussi à profiter des minutes que j’ai eues sur le terrain. Ça m’a donné confiance pour la suite », affirme Maïka Sanesac. Au-delà de la victoire, elle reconnaît l’esprit de famille qui s’est forgé au sein de cette édition.
Ainsi, les Bleues ont remporté la finale provinciale du RSEQ. Elles ont ensuite pris la route vers Hamilton pour le Championnat canadien U SPORTS.
Quart et demi-finale
En quart de finale, les Bleues ont signé une victoire de 2 à 0 sur les Maraudeurs de l’Université McMaster, hôtes de ce tournoi. À la 53e minute, de son pied gauche, Maïka Sanesac, nulle autre qu’elle, a donné une avance d’un but aux championnes en titre de la conférence du RSEQ.
En demi-finale, au Stade Ron Joyce, les Carabins ont subséquemment signé la victoire la plus convaincante du Championnat. Elles ont vaincu les Spartans de l’Université Trinity Western par la marque de 4 à 0, se qualifiant ainsi pour la sixième finale nationale de leur histoire. Dans cette rencontre, Maïka Sanesac a encore fait des siennes, inscrivant son deuxième filet du tournoi.
Finale
La table était mise pour la finale. Les Montréalaises ont affronté les Thunderbirds de l’Université de la Colombie-Britannique. Double championne en titre, l’équipe britanno-colombienne n’avait concédé aucun filet à ses adversaires de toute la saison. Elles en ont concédé deux, cette fois, aux Montréalaises, dès la première mi-temps. Ce fut suffisant pour les Carabins, qui l’ont emporté 2 à 1. « Sachant qu’elles avaient déjà deux titres, on ne voulait pas qu’elles en aient un troisième d’affilée. On a représenté le Québec et montré que nous aussi, on est capables de gagner », lance Maïka Sanesac. Au moment de parler au journal, la joueuse n’avait pas quitté son nuage. « C’est comme si j’étais encore dans un rêve. »
Cette finale s’est déroulée sous la neige. En raison des conditions climatiques, le match a failli être reporté. Oscillant dans l’incertitude, les dirigeants ont rendu la confirmation tardivement en journée.
« Le ballon glissait beaucoup. On fait attention de ne pas prendre de risques, surtout après avoir marqué nos deux buts », soutient la joueuse locale.
La tempête a fait en sorte que les filles ont dormi sur place une nuit supplémentaire. Cela leur a permis de célébrer en équipe, notamment à travers une séance de karaoké bien festive.
Rêve ou réalité
Le soccer est entré dans la vie de Maïka Sanesac alors qu’elle avait quatre ans, avec le Club Arsenal de Chambly. À savoir si vivre de soccer professionnellement fait partie de son plan, la femme, qui a fréquenté l’école Sainte-Marie, marque une courte pause. « Je ne sais pas si c’est un rêve ou si ça peut devenir réalité, mais c’est sûr que ça pourrait être le fun », répond celle qui effectue un baccalauréat en travail social.
