Chambly : Guy Ménard raconte ses aventures

Guy Ménard publie le deuxième tome de son concept Parti courir. Le coureur de 69 ans retranscrit ses pensées et observations lorsqu’il effectue son jogging.

L’aventure est au coin de la rue. Pour un sportif parcourant les routes de Chambly, elle peut être visible ou bien intérieure. C’est ce que dévoile Guy Ménard à travers ses livres Parti courir, dont le deuxième tome vient de sortir. « J’y partage des tranches de vie, explique le Chamblyen. Cela peut être des observations ou bien des pensées. Je fais parfois de l’éditorial ou fais remarquer un détail dans le paysage. »

Ce concept est né durant la pandémie. Le sportif chamblyen se souvient de sa première chronique, diffusée sur les réseaux sociaux. « Le fait d’écrire a été pour moi une révélation. Je jouais au hockey et donnais des cours de spinning lorsque le confinement lié à la pandémie a été instauré. Tout était fermé alors que j’étais en pleine forme. Je suis donc sorti courir et j’ai été frappé par l’ambiance dans les rues. J’avais besoin de raconter mon ressenti à travers une chronique sur les réseaux sociaux. Les gens en ont réclamé d’autres. C’est comme cela que tout a commencé. »

Anecdotes

Observateur, Guy Ménard raconte ce qui lui passe par la tête. « Je parle de tout sauf de sport! Cela peut être des anecdotes qui étonnent, divertissent, font rire ou, beaucoup plus rarement, me mettent en colère. Il arrive souvent que les gens me disent qu’ils se retrouvent dans mes remarques ou bien que je les fasse rire grâce à mon côté Forrest Gump. Il m’est arrivé de croiser des gens connus. »

Ancien journaliste, le coureur confie alors ses aventures les plus invraisemblables qu’il a vécues au fil de sa carrière. « J’étais jeune journaliste à la radio, j’avais 24 ans, se souvient-il. Le réseau où je travaillais a demandé à plusieurs d’entre nous de venir en renfort à Montréal pour couvrir la venue du pape Jean-Paul II. C’est ainsi que je me suis retrouvé au Stade olympique pour assurer l’événement avec Alice Parizeau, la femme de Jacques Parizeau, d’origine polonaise. C’était un moment de grâce. »

Plaisir d’écrire

Autre lieu, autre souvenir, le Forum, l’ancien amphithéâtre où évoluait le Canadien. « Nous avions une équipe de hockey composée de journalistes, raconte Guy Ménard. On affrontait une équipe de stars, dont Guy Lafleur, qui revenait pour la première fois au Forum depuis l’arrêt de sa carrière. Tout le monde attendait un but de sa part pour s’enflammer. Il restait une minute à jouer et lors d’une mise au jeu, je le marquais. Avant de lâcher la rondelle, l’arbitre me dit qu’il va me plaquer au sol. À peine le jeu repris, il m’a mis par terre, ce qui a permis à Guy Lafleur de marquer! Le public s’est embrasé! Alors, quand je raconte que Guy Lafleur a triché pour compter contre moi, personne ne me croit. »

Aujourd’hui, le sportif continue d’écrire ses chroniques. « Je reste sur le concept de partir courir, mais je ne cours pas nécessairement. Je trouve ça extraordinaire de pouvoir se réinventer à 64 ans! Je compte 130 chroniques, actuellement, et je pense avoir fait le tour. Maintenant, je me consacre à un roman historique sur la Deuxième Guerre mondiale au Québec. »

À 69 ans, l’homme estime avoir évolué. « Je suis un peu plus observateur. J’ai l’impression de laisser une trace. Si, un jour, quelqu’un s’intéresse à moi, il pourra me connaître davantage. C’est une évasion de courir… et d’écrire aussi. »

Disponible en librairie et en ligne via le site www.particourir.com au prix de 27,95 $, le tome 2 des chroniques Parti courir a été publié grâce à la collaboration généreuse des Éditions Victor et Anaïs. Comme cela avait été le cas pour le tome 1, tous les profits seront versés au Défi Cyclo-myélome qui soutient les activités de la Chaire Myélome Canada à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont.