Chambly : en wingski sur le bassin malgré le froid

Le Richelois Guillaume Larouche n’a pas froid aux yeux, comme il en a fait la démonstration en cette basse température, sur le bassin de Chambly, en wingski.

Le vent cinglant qui sévit sur le bassin de Chambly ne freine pas Guillaume Larouche. Avec sa conjointe, il a bravé le froid, en wingski, sur le plan d’eau gelé. Il rappelle qu’il « n’existe pas de mauvaise température, juste de mauvais vêtements ». Il considère qu’il ne faut pas avoir peur de profiter de l’hiver, habillé en conséquence. « Avec l’équipement qui existe, on peut s’exposer longtemps », insiste-t-il.

Un sport abordable

Le Richelois met de l’avant l’aspect abordable, autonome et sans danger du wingski. « C’est un sport de plus en plus à la mode, car il est accessible. Dès que tu as un champ ou espace glacé, tu peux y aller », nomme-t-il.

Avant de se lancer, comme de raison, la première vérification à faire est l’état de la glace. « C’est la première étape, surtout dans la rivière Richelieu, où il y a du courant », identifie Guillaume Larouche. Avec sa vis à glace de six à huit pouces, il mesure aisément l’épaisseur de la surface. L’activité n’est pas interdite par la Ville.

Il décrit que les conditions idéales pour pratiquer cette discipline impliquent une neige durcie. « C’est moins dur sur les bras. Ça cause moins de friction qu’une poudreuse », fait-il remarquer.

Un coup de pelle

Le sportif traîne sa pelle avec lui. Il se confectionne des sauts. « Une fois que tu voles dans les airs, tu gardes la hauteur et la distance. Ça devient extrêmement amusant! », exprime l’homme. Il estime atteindre une dizaine de pieds d’élévation, sur une distance d’une trentaine de pieds. Curieux, des citoyens s’étant déplacés pour observer le coucher du soleil le questionnent sur l’activité.

Les chances de voir Guillaume Larouche troquer une belle journée hivernale contre un après-midi de divan devant une série sont minces. « Je suis un passionné de l’extérieur. Chaque activité est propice à certaines météos. Le plus souvent, je suis dehors! », clame l’enseignant. 

La wing

La wing, ou l’aile, permet aux utilisateurs de capter le vent et ainsi d’avancer, sur le même principe que le kite. La wing se tient par des poignées. Dans ce cas-ci, Guillaume Larouche la combine à des skis. Il est aussi possible, notamment, de l’associer à des patins.