Chambly : deuxième place pour Alexis Leduc et ses Outsiders

Le groupe dans lequel danse le Chamblyen Alexis Leduc a terminé au deuxième rang lors de la dernière édition de Hit the Floor (HTF), qui s’est déroulée à Saint-Hyacinthe, du 9 au 12 avril.

Pendant quatre jours de compétition, 5 500 danseurs ont foulé les planches pour offrir au public 1 800 routines. Cette fois, 40 000 entrées ont été comptabilisées sur le site, en ces quatre jours de performances dansantes.

Alexis Leduc, un Chamblyen de 22 ans, était du lot. Il est issu de l’école de danse EDDB située à Saint-Jean-sur-Richelieu. Avec les Outsiders, il a concouru dans le style hip-hop, en gros groupe, chez les compétitifs. Depuis septembre dernier, moyennant environ cinq heures de répétition hebdomadaire, la troupe a peaufiné et perfectionné sa chorégraphie jusqu’à sa plus juste expression. Le numéro a été présenté au panel de juges. Au coeur d’une lutte serrée, la prestation leur a valu une seconde position.

À la danse comme à l’écriture

Pour être synchronisé, Alexis Leduc met de l’avant la nécessité de compter les mesures tout en mariant la sensation que procure intérieurement la musique. « C’est important de trouver ta sauce et ce que tu apportes; découvrir la façon dont tu interagis avec la musique, et quelles sont tes spécialités », identifie-t-il. Le vingtenaire compare la capacité d’improviser à la poésie et la chorégraphie précise à la dissertation. « Quand tu combines les deux, ça fait un texte formidable », image-t-il.

Avant l’édition de Saint-Hyacinthe, HTF a fait son premier événement de la saison à Gatineau. Du 14 au 18 mai prochains, pour clore l’édition 2026, le concours se déplacera à Québec. Alexis et ses Outsiders seront de la partie. La même chorégraphie, ajustée selon les divers commentaires reçus de la part des juges, sera présentée. Dans l’intervalle, il prendra part à la compétition Idance saison 11, le 25 avril, à Brossard.

Grosses bottes de pluie vertes

L’étudiant en psychologie à l’Université Concordia a débuté la danse à l’âge de huit ans. Le tout s’est confirmé à la cabane à sucre, sur la chanson Mr Saxobeat, d’Alxandra Stan. Chaussé de ses « grosses bottes de pluie vertes », il a senti la mélodie s’emparer de son corps et l’a exprimé sur la piste de danse. « J’ai juste commencé à tout donner. Ma grande soeur a trouvé ça très drôle », relate-t-il. Ladite frangine l’a filmé avec son iPod (à l’époque) et a montré le résultat aux parents. « Le p’tit a quand même du rythme », ont-ils constaté. Ainsi, Alexis a été inscrit à une école de danse. C’est devenu pour lui une révélation qui habite son être. « C’est une célébration », résume-t-il, quand il décrit ce que représente la danse pour lui.

Artistique de multiples façons

Outre la danse, Alexis Leduc s’accomplit également à travers l’art visuel. Le cinéma, le théâtre et la photographie l’animent. Il a un penchant prononcé pour la mode, ce qui l’a mené vers du mannequinat. Il n’appartient à aucune agence et provoque lui-même les séances photos auxquelles il est appelé à participer. Il a notamment fait le défilé de mode du Festival Mode. Arts. Divertissement (M.A.D.), à Montréal, à la Place des Arts.