Chambly : deux jeunes sur le podium des Jeux provinciaux de pêche
William Rioux, 16 ans, et Zachary Nault, 15 ans, deux Chamblyens, ont terminé troisièmes lors des Jeux provinciaux de pêche, à la fin du mois de juin.
Le Lac Massawippi a été l’hôte des Jeux provinciaux de pêche. Pour l’occasion, 35 équipes de jeunes âgés de 12 à 16 ans, venant de 13 régions, étaient présents lors de l’aventure.
Deux Chamblyens s’y sont distingués. William Rioux et Zachary Nault ont terminé troisièmes lors de ces jeux. Pour William, il s’agissait d’une troisième participation. Il a perdu son coéquipier antérieur, âgé de 17 ans, désormais trop vieux pour participer. Il a fait une publication sur les réseaux sociaux afin de trouver un nouveau partenaire. Zachary l’a vue. Alors qu’il en parlait à son père, il a reçu un message simultanément de William, qui lui demandait s’il souhaitait faire équipe avec lui.
Le shérif surveille
Le tournoi s’est échelonné sur deux jours. Le binôme devait amasser des points en pêchant un nombre de poissons défini, de diverses espèces, à travers un laps de temps limité. À bord du bateau, le duo était accompagné d’un capitaine appelé à gérer la conduite. Un shérif était également à bord afin de témoigner des prises et de s’assurer que personne ne triche. « Ce qui nous a aidés, c’est qu’il y avait des espèces que l’on connaissait, comme les achigans à petite bouche et à grande bouche », considère Zachary. Pour gagner du temps, au lieu de changer de leurres, les comparses avaient plutôt apporté plusieurs cannes à pêche pour aborder les différentes espèces. Au retour sur la terre, les deux gars se doutaient qu’ils avaient bien performé. Outre la médaille au cou, leur podium leur a permis de mettre la main sur une canne à pêche chacun, ainsi qu’une boîte pleine de matériel, dont des leurres, d’une valeur de 500 $. « C’était ma dernière année. Je voulais vraiment le gagner. Je ne pourrai plus jamais y participer de toute ma vie », nomme William.
Deux pêcheurs, deux histoires
Le deux gars ont fait connaissance, notamment, « en se croisant » alors qu’ils pêchaient aux abords du bassin de Chambly. William a débuté la pêche de façon sérieuse il y a quatre ans. « Je me promenais à vélo. J’ai demandé à un gars avec ses amis si je pouvais essayer sa ligne. J’ai lancé et j’ai pogné un achigan », raconte celui qui a eu la piqûre. Du côté de Zachary, il est tombé dedans quand il était petit. Entouré d’une famille de pêcheurs, il n’a que suivi la vague.
Le duo participe à plusieurs tournois annuellement. William indique en faire une trentaine. « Si je ne faisais pas ça, l’été serait plate et long », estime le passionné.
Pêche sportive
En termes de plus grosses prises, Zachary relate que ça se passe avec l’achigan. « Le plus gros que j’ai eu est d’environ 19-20 pouces, 4 livres », chiffre-t-il. Pour le brochet, il affirme que c’est plus compliqué. « Je ne suis pas spécialisé avec certaines espèces, mais dans notre famille, on est plus habiles avec l’achigan », décrit-il.
Les adolescents s’accordent pour dire qu’un bon pêcheur doit faire preuve de patience. « Idéalement, connaître ton plan d’eau, ton matériel, où se tient ton poisson. Aussi, selon le ciel et le soleil, tu peux savoir ce que tu dois mettre comme leurre, car le contraste dans l’eau n’est pas pareil.
C’est plein de petits trucs comme ça qui jouent », nuance Zachary. Pour ceux qui pensent que pour pêcher, il ne suffit que de tendre une ligne à l’eau, ils ont un message. « Les débutants pensent ça. Ça peut être ça, mais ça dépend de ce que tu pêches. Nous, c’est de la pêche sportive », définissent-ils.


