Chambly : Alexandre Texier : le plus illustre Brûleur de Loups

L’Association du hockey mineur de Chambly a accueilli les Brûleurs de Loups de Grenoble. Le journal est allé à la rencontre du plus illustre des Brûleurs de Loups, Alexandre Texier, des Canadiens de Montréal.

Il y a trois semaines, une trentaine de joueurs des Brûleurs de Loups de Grenoble ont été hébergés par des familles chamblyennes. Ils ont disputé deux joutes contre les Forts de Chambly M13BB avant de se rendre au Tournoi international de hockey pee-wee de Québec.

« Le message que je passe aux jeunes est de croire en ses rêves. » – Alexandre Texier

Le Journal de Chambly s’est invité à un entraînement des Canadiens de Montréal, au Complexe sportif CN de Brossard. Nous nous sommes assis avec Alexandre Texier. Il vient de Saint-Martin-d’Hères, une ville située à une vingtaine de minutes de Grenoble. Avant d’être un Canadien de Montréal, le Français a été un Brûleur de Loups.

Lors de leur passage à Chambly, les jeunes Brûleurs de Loups ont tous évoqué Alexandre Texier à titre d’exemple à suivre. Zack Treille, dont le père a été coéquipier de Texier sur l’équipe de France lors des derniers Jeux olympiques (JO), avait fait savoir au journal qu’il souhaitait suivre les pas du joueur des Canadiens. « C’est un beau rôle à avoir en tant que Français, de montrer la voie et que le chemin est possible. J’essaie de montrer l’exemple de la bonne façon. Le message que je passe aux jeunes est de croire en ses rêves, tout en prenant du plaisir », soutient Alexandre Texier. 

Un choix atypique

Le hockey n’est pas le sport le plus populaire en France. C’est pourtant celui qu’a choisi Texier. À l’âge de 14 ans, il a dû faire le choix de délaisser le tennis afin de se concentrer principalement sur le hockey sur glace. « Ça a toujours été une passion pour moi. Ce jeu, la vitesse, c’est ce qui me correspond. C’est dur à expliquer. En France, on est plutôt foot. Il y a aussi le rugby. C’est un peu atypique de faire du hockey », convient le sportif.

Quelques joueurs français ont tracé le chemin avant lui. Cristobal Huet, ancien gardien des Canadiens, vient aussi de Saint-Martin-d’Hères. En 2017, à 18 ans, Texier a été repêché par les Blue Jackets de Columbus, dans la Ligue nationale de hockey. En faire un métier, dans la plus grande ligue professionnelle de hockey, est devenu plus concret. « Ce n’est jamais concret, même maintenant. Dans ce monde-là, tout va vite. Il faut que tu gagnes ta place chaque soir et que tu performes. Tu ne peux pas te dire que tu es sur ta chaise, tranquille », fait-il remarquer.

Développement du hockey français

Alexandre Texier revenait tout juste des JO d’Italie lorsque rencontré par le journal. « C’est une expérience unique de jouer contre les meilleurs. Aussi de rencontrer des athlètes d’autres sports. C’est très spécial. J’y ai pris beaucoup de plaisir », confie-t-il.

En 2030, les JO auront lieu en France. « Le hockey français est sur la bonne voie. Il y a encore beaucoup de travail à faire. Sur la scène internationale, on se rend compte que l’on est proches, mais pas proches à la fois. Il y a le haut niveau à passer pour nous », reconnaît l’homme. Il entrevoit positivement les générations futures qui prendront le relais. « Un jour, il faudra aller chercher des résultats pour continuer l’évolution du sport. »

Coupe ou médaille?

Le journal termine avec une question piège : un hockeyeur préfère-t-il porter une médaille olympique à son cou ou soulever la coupe Stanley? « Personnellement, je te dirais la coupe Stanley, juste parce que le pourcentage de chances est plus élevé, on ne va pas se mentir. À Montréal, c’est l’objectif », termine le joueur français.