Carignan : la culture « volleyball » en développement

Une session de mini-volleyball est offerte aux Carignanois tous les dimanches dès la mi-janvier. Christopher Tétreault, l’entraîneur, souhaite installer une culture de son sport dans la région.

Les inscriptions sont closes pour la première session à l’école du Boisé de Carignan, réservées aux élèves de cinquième et sixième année. L’entraîneur, Christopher Tétreault, ne cache pas son impatience de commencer le minivolley dans une région où le volleyball n’a pas une grande place pour s’exprimer. « Les 24 inscriptions ont été complétées en trois jours. La demande est là. »

« On veut générer un sport rassembleur, agréable à jouer, tout en proposant un spectacle à regarder. » – Christopher Tétreault

Dans moins d’une semaine, la première session démarrera, et c’est toute une stratégie autour du volleyball qui s’implante dans la région. « On veut développer une culture du volleyball ici, poursuit Christopher Tétreault, établi à Richelieu. Le minivolley se joue en deux touches. C’est-à-dire qu’une première touche sert à faire le geste classique, puis on prend le ballon dans les mains pour le transmettre. Cela permet de développer des phases de jeu. »

Valeurs positives

Sans pression, le technicien souhaite amener les jeunes au volleyball en prenant du plaisir. En parallèle, il développe avec d’autres entraîneurs le volley de plage durant l’été, un sport qui se joue à deux contre deux. « On veut générer un sport rassembleur, agréable à jouer tout en proposant un spectacle à regarder. L’important n’est pas de gagner, mais d’apprécier le jeu. Il arrive que le public réclame d’un joueur qui obtient une balle de match qu’il prenne des risques au service. Juste pour le fun! »

De Boucherville à Saint-Jean-sur-Richelieu, ce sont des entraînements, des tournois ou encore des ligues de volley de plage qui se déroulent tous les jours durant la saison estivale! « Ce sont des valeurs bienveillantes qui se transmettent aux joueurs, poursuit Christopher Tétreault. On met la musique, les gens encouragent et, surtout, c’est de l’autoarbitrage! Ce dernier élément est important, car les jeunes qui viennent du compétitif et qui essaient de tricher se font rapidement recadrer. Les équipes changent continuellement. Si bien que les joueurs étendent leurs réseaux et la communauté est plus nombreuse. »

L’hiver, outre le minivolley, les joueurs évoluent dans leur club, où l’ambiance est plus compétitive. Mais là, Christopher Tétreault assure que la vision du volleyball qu’il partage avec d’autres entraîneurs commence à faire la différence.

Demande de terrains

« Certains coachs de volleyball en club voulaient empêcher leurs jeunes de jouer l’été, car c’est le moment de se reposer et d’éviter les blessures. Mais le volley de plage change la donne, puisque c’est un sport plus exigeant physiquement et, puisque cela se joue à deux contre deux, les joueurs touchent plus souvent le ballon et doivent faire preuve davantage de polyvalence entre les postes de receveur, attaquant ou passeur. D’ailleurs, les joueurs disent qu’ils ont l’impression de  » voler  » sur le terrain lorsqu’ils rejouent en intérieur après avoir évolué sur le sable. C’est une bonne manière de se développer lorsqu’on est en compétition. »

Ainsi, l’arrivée du volleyball à Carignan est-elle une première étape? « Peut-être pourrons-nous développer l’activité dans la ville en nous tournant vers les adolescents?, poursuit le technicien. Pour le moment, nous sommes à l’école du Boisé, mais plus tard, nous pourrons venir possiblement dans le nouveau centre sportif Carignan-Chambly. À ce moment-là, on verra quelles infrastructures seront disponibles. »

Pour plus de renseignements, volleyballrive-sud.com.