Soutien pour les élèves

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Par Jean-Christophe Noël
Soutien pour les élèves
Différents professionnels du réseau scolaire sont présents pour offrir de l'aide aux élèves ayant vécu un traumatisme. (Photo : (Photo : archives))

Pour les élèves, comme la Carignanoise Maïka Lelièvre, qui ont vécu la consigne de se barricader en raison de l’intrusion d’un individu au « comportement suspect », du soutien existe.

« De notre côté, un retour sur cet événement tragique pour notre cégep a été réalisé par la direction », déclare au journal Nadine Sabongui, directrice adjointe du Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu. Des rencontres sont également prévues avec les forces de l’ordre dans le cadre d’un protocole postvention.

Le sujet de la formation et des pratiques fera partie des discussions ainsi que l’élaboration du portrait interne préalablement aux événements du 11 novembre dernier. Rappelons que les élèves avaient reçu la consigne de se cloitrer dans un local en raison d’une opération policière menée auprès d’un étudiant de 19 ans ayant proféré des menaces contre un enseignant.

Le Cégep assure que les équipes en aide psychosociale sont actuellement mobilisées afin de répondre aux besoins des étudiants. « Nous savons que nos étudiants auront besoin de nous, plus particulièrement dans les prochains jours et ils peuvent compter sur nous pour être présents et à l’écoute », met de l’avant la directrice adjointe.

Une ligne de soutien spécifiquement destinée aux membres du personnel a été mise en place pour les prochains jours. De plus, tous ont accès au Programme d’aide aux employés. « Travailler au Cégep Saint-Jean est un privilège pour plusieurs.

Nous sommes une grande famille. Nous serons là, les uns pour les autres », complète à ce sujet Mme Sabongui.

Centres de services scolaires

Le Centre de services scolaire des Hautes-Rivières (CSSDHR) se dit bien organisé en matière de ressources. « Chaque fois que l’on vit un événement marquant pour les élèves, il y a toute une cellule de crise qui se met en place », explique Céline Falardeau, des communications du CSSDHR. Ressources psychoéducatives et travailleurs sociaux du centre sont envoyés dans l’école touchée et rencontrent les élèves en groupe ou individuellement. Des suivis sont assurés et des liens sont créés vers les CLSC du CISSS pour prêter main-forte, au besoin. Dans les semaines qui suivent, selon l’ampleur et les besoins, les professionnels du CSSDHR demeurent à l’affût pour les élèves.

Au Centre de services scolaire des Patriotes (CSSP), selon le besoin de l’élève et le traumatisme vécu, différents services peuvent être offerts :  psychologues, psychoéducateurs, techniciens en éducation spécialisée.

Protocole à suivre

Aux dires du Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu, le plan de mesure d’urgence en place s’est déployé rapidement, efficacement et selon la procédure. « Grâce aux étudiants ainsi qu’aux membres du personnel sur place, l’opération policière a pu se réaliser dans le calme en plus de favoriser la sécurité de toute notre communauté collégiale », mentionne Nadine Sabongui.

» Nous savons que nos étudiants auront besoin de nous, plus particulièrement dans les prochains jours. »   – Nadine Sabongui

« Si l’on suspecte un tueur actif ou une menace pour la vie, il y a un protocole qui est déployé », indique Mme Falardeau, du CSSDHR. Les directions connaissent les balises d’urgence. « Dès la présence de quelqu’un représentant un danger, une direction d’école peut déclarer un confinement : envoyer un message à toute l’école, appeler le 911 et la cellule de crise se met branle », termine-t-elle. La police prendra le contrôle de la situation dès son arrivée.

Au CSSP, dans le cas d’un individu inconnu qui se présenterait dans une école, la première chose à faire par le personnel sur place serait de lui demander de s’identifier et de donner la raison de sa présence. Si la raison est suspecte, il est demandé à l’individu de quitter. S’il n’obtempère pas et refuse de collaborer, les services de police sont interpellés. « À ce stade, nous ne sommes pas encore « en mesure d’urgence », il s’agit vraiment d’une question de jugement », indique Maryse St-Arnaud des communications du CSSP. Le Centre de services scolaire a des plans de mesure d’urgence (PMU), dans lesquels on retrouve des « plans d’action » visant à faire face à la grande majorité des situations d’urgence. Menace contre la personne, menace à la bombe/colis suspect, prise d’otage, disparition d’un élève et suicide font notamment partie de la liste.

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