Montérégie : les maires se positionnent face à la grève du communautaire

Les maires de nos villes s’expriment quant au mouvement de grève Le communautaire à boutte!, qui se tiendra du 23 mars au 2 avril prochains.

Alexandra Labbé, mairesse de Chambly, considère que les revendications des organismes communautaires sont légitimes, soit un financement stable, prévisible et durable. « La mission de la santé et des services sociaux ne relève toutefois pas du municipal », nuance-t-elle. Elle affirme tout de même que la Ville s’assure d’être un « soutien important » auprès des organismes, notamment par le partage de ressources ou par le biais d’une aide technique.

La mairesse convient que les organismes communautaires jouent un rôle important sur le territoire. « Nous reconnaissons la valeur de leur travail au quotidien, notamment parce qu’ils répondent à des besoins réels sur le terrain. Ils accomplissent un travail essentiel que la Ville n’a pas les moyens d’offrir elle-même avec la même portée ou la même expertise », indique-t-elle.

À ce stade, elle soutient qu’il est difficile d’évaluer précisément les conséquences de la grève, puisqu’elle ne connaît pas la nature exacte des actions qui seront posées, ni leur durée. « Cela dit, toute interruption de services offerts par les organismes aura assurément un impact sur certaines clientèles et sur la communauté. Nous suivrons donc l’évolution de la situation de près », termine Mme Labbé.

Marieville

Vincent Després, maire de Marieville, relate que cette mobilisation citoyenne met en lumière l’importance du milieu communautaire dans notre société. « Les organismes, les travailleurs et les bénévoles jouent un rôle essentiel dans le soutien aux personnes les plus vulnérables et dans le renforcement du tissu social », déclare-t-il. Le maire marievillois estime que leur engagement quotidien mérite reconnaissance et respect. « Je souhaite saluer le dévouement de toutes les personnes impliquées et réaffirmer le soutien de notre municipalité envers ceux qui œuvrent, jour après jour, à bâtir une communauté plus juste, plus inclusive et plus humaine. Je tiens, à titre de maire de Marieville, à exprimer notre appui et notre solidarité envers toutes les personnes et les organismes qui y participeront », complète M. Després.

Richelieu

Jacques Ladouceur, maire de Richelieu, observe que Québec est gagnant à financer les organismes communautaires. « Si c’était le gouvernement qui embauchait des gens pour faire la même job que font les organismes versus ce que ça leur coûte en subventions, je pense que le calcul est assez rapide à faire », fait-il miroiter. Le maire richelois les appuie dans leur démarche. « Ils apportent une plus-value à la communauté à un coût très minime. Ils font le travail à un prix modeste. C’est certain que ça vaut la peine de continuer à les encourager. »

De son côté, Patrick Marquès, maire de Carignan, n’a pas répondu aux demandes du journal.