Chambly : nouvel équipage à bord du Relais pour la vie

Nathalie Gélinas est devenue la directrice du Relais pour la vie de Chambly. La Chamblyenne promet un « vent de fraîcheur » pour la prochaine édition.

La Chamblyenne Nathalie Gélinas se bat contre un cancer rare auquel il n’existe pas encore de traitement. Cela ne l’empêche pas de relever ce nouveau défi que d’être directrice du Relais pour la vie de Chambly. « Pour moi, ça représente que je me sens vivante. Je m’en vais aider les gens, à ma façon », raconte l’ancienne infirmière.

Elle compose avec la fatigue qui accompagne son état. « C’est ça, ma vie maintenant. Je vois ça comme un beau défi. Je le mènerai à terme, car je suis la meilleure personne, en ayant les deux pieds dans cette maladie, pour le relever », considère-t-elle avec modestie.

Quatre ans de diagnostic

Nathalie Gélinas a reçu un diagnostic de cancer colorectal de type TNE (tumeur neuroendocrine) en mai 2022. C’est une forme de cancer qui n’est que peu connue, si bien qu’il n’existe pas de traitement. Une fois en état de métastases, il n’est ni opérable, ni guérissable. La femme de 52 ans a des métastases aux os du bassin, aux hanches, aux côtes, à certaines vertèbres de la colonne ainsi qu’au foie.

Son pronostic de vie est de deux à cinq ans sans aucun traitement, et de plus ou moins dix ans si un traitement voit le jour. Depuis presque deux ans, elle participe à un protocole de recherche qui lui permet « d’acheter » du temps en ayant des injections tous les 28 jours. « Depuis six mois, je suis considérée stable, ce qui veut dire que les métastases n’ont pas augmenté, ni diminué », met-elle en contexte.

La Chamblyenne en sera bientôt à un quatrième « anniversaire » de diagnostic. « C’est une journée à la fois. Ce n’est pas un traitement, c’est de la recherche. J’ai toujours l’épée de Damoclès au-dessus de ma tête », situe Mme Gélinas.

L’injection, qu’elle reçoit pratiquement chaque mois, coûte 2 600 $. Bien qu’elle ne travaille plus, les assurances liées à son métier en couvrent une partie. Le protocole de recherche contribue pour le reste. Sans quoi elle soutient que la Régie de l’assurance maladie du Québec ne soutiendrait pas la dépense.

Nouveautés pour 2026

La prochaine édition du Relais aura lieu le 6 juin. L’événement comporte plusieurs nouveautés. La première est qu’il n’aura plus lieu au parc Robert-Lebel, mais bien au parc des Ateliers. Le site, qui borde l’avenue Bourgogne, est plus visible que l’ancien lieu du quartier industriel. « Le but est de le faire revivre. On trouvait qu’avec les années, la participation diminuait », constate Mme Gélinas. Un comité renouvelé chapeaute également le projet alors que plusieurs nouveaux visages se greffent à l’aventure.

L’horaire a aussi été modifié afin de faciliter l’activité. Il s’agira toujours d’une douzaine d’heures de marche, mais elle ne se déroulera pas jusqu’aux petites heures. « Des gens lâchaient à cause de ça, moi la première. C’était difficile. Cela permettra d’aller chercher un plus grand public, dont les enfants et les familles », remarque la directrice. Un coin jeunesse sera d’ailleurs confectionné pour l’occasion.

Outre la présence d’un disque-jockey, des artistes divertiront le public. Mentionnons, entre autres, le groupe Road Trip et le Chamblyen P’tit Gros Bison.

Des incontournables perdurent

À travers les nouveautés, certains incontournables perdureront. C’est notamment le cas de la cérémonie des luminaires. « C’est coulé dans le béton! », confirme Mme Gélinas. La marche de l’espoir ainsi que l’envolée des papillons font également partie des éléments immuables.

L’organisation est toujours à la recherche de bénévoles pour que tout se déroule rondement. De l’information sera diffusée sur les panneaux d’affichage numériques de la Ville. Un code QR est proposé pour s’inscrire ou tout simplement pour faire un don. La porte-parole est encore une fois Alexandra Labbé, mairesse de Chambly.