Chambly : des anges qui oeuvrent avec modestie
Souvent dans l’ombre, plusieurs anges de Noël déploient leur générosité localement. Leur bienveillance comble une population aux besoins divers.
À l’organisme l’Entraide Plus, Laurence Tarte n’est pas flamboyante. Sa bonté, elle ne ressent pas le besoin de l’exposer ni d’arriver à en avoir bonne presse. « C’est une ressource sans fin de bonté. Elle se réveille le matin en se demandant qui elle peut aider aujourd’hui, à qui elle peut faire du bien », décrit Sylvie Blanchard, directrice générale de l’organisme.
Le journal est allé trouver Mme Tarte dans son milieu de travail et de bénévolat. « J’ai fait du bénévolat toute ma vie. Je fais ça parce que j’aime ça, aider les autres. C’est le plaisir de faire plaisir. Je dis toujours oui quand ils ont besoin de quelqu’un », souffle avec douceur la femme discrète de 73 ans. La Carignanoise se spécialise notamment dans la confection de desserts. Elle en offre à son entourage. « J’aime ça, faire plaisir, j’aime donner. C’est important tous les jours de l’année. Pas juste aux Fêtes », convient-elle.
L’organisme sera fermé deux semaines pendant la période des Fêtes. Laurence Tarte a une pensée pour ses usagers, qui seront privés de service. « Quand ils viennent me prendre dans leurs bras pour me remercier, ça me fait pleurer », exprime Mme Tarte en versant des larmes.
« Beaucoup d’entre eux savent qu’ils n’auront aucun dîner, ni souper, ni visite. » – Lucie Trépanier
Seuls aux Fêtes
Lucie Trépanier est bénévole au Centre d’écoute Montérégie depuis quatre ans. Chaque semaine, elle parle au téléphone à une vingtaine de personnes. « On leur offre une écoute active. On n’est pas là pour conseiller ou juger. Souvent, ils trouvent leur solution en nous parlant et en se confiant », dépeint Mme Trépanier. Elle remarque que le service devient encore plus nécessaire lors de la période des Fêtes. « Les gens sont plus nostalgiques. Beaucoup d’entre eux savent qu’ils n’auront aucun dîner, souper ni visite. Ça pèse énormément, observe la bénévole. Ce qui rend triste, c’est que, souvent, ils ont des enfants. Mais ça ne veut pas dire qu’ils ne seront pas seuls. C’est la chose qui me confronte le plus », confie-t-elle. Devant cette réalité, elle réussit à gérer ses émotions. « C’est sûr que ça nous touche. On reste humains, on n’est pas l’intelligence artificielle, nous autres », rappelle-t-elle.
Dans les écoles aussi
Les anges de Noël sont aussi dans le réseau scolaire. À l’école Jacques-De Chambly, Karine Bergeron, éducatrice spécialisée et enseignante en francisation, incarne cet esprit. Catherine Doyon, directrice de l’établissement, la définit comme une « présence lumineuse » quotidienne. « Elle soutient autant les élèves que les parents par son écoute, sa sensibilité et sa capacité exceptionnelle à percevoir les besoins de chacun. Elle donne sans compter et sait offrir exactement ce qu’il faut au bon moment, que ce soit du réconfort, un encouragement ou une présence bienveillante », décrit-elle. Mme Bergeron coordonne les zones et les activités dans la cour afin d’assurer un milieu sécuritaire, dynamique et inclusif. « Elle organise également une multitude d’activités scolaires, notamment celles de la dernière semaine avant Noël, qui apportent une touche de magie à nos élèves », renchérit Mme Doyon.
Chez Karine Bergeron, l’esprit des Fêtes n’est pas qu’une idée : elle le vit pleinement. Depuis le 1er décembre, elle porte chaque jour un chapeau de Noël, un accessoire festif ou un vêtement thématique, contribuant à créer une ambiance joyeuse et rassembleuse. Son implication se poursuit même à l’extérieur de l’école. Avec son conjoint, elle s’investit activement dans les activités de la ville et de divers organismes communautaires, notamment lors du marché de Noël. L’éducatrice possède une formation en zoothérapie, qu’elle met au service des élèves à l’aide de Youri, son chien. « Femme de cœur, généreuse, créative et profondément humaine, Karine est, pour nous, l’incarnation même de la magie de Noël, tant par son dévouement que par l’inspiration qu’elle apporte chaque jour à notre communauté », termine la directrice.
De son côté, à l’école Madeleine-Brousseau, le service de garde organise un marché de Noël. Une partie des profits est remise à un organisme choisi par le personnel. Cette fois, 2 000 $ seront remis à la Maison Simonne Monet-Chartrand.
